Bricolage – Nettoyer une vieille console

Bon , le site fonctionne à nouveau, il est donc temps de poster.

Pour ce premier post sous version 2.0 de Retroblog.fr, et puisqu’on me le demande régulièrement (bon en fait le post était prêt depuis 2 semaines …), je voudrais vous filer mes astuces pour obtenir de belles consoles rétro, bien propres et brillantes, prêtes à être fièrement exposées.

Je ne m’intéresse ici qu’à l’aspect esthétique de la machine. Etant entendu qu’en ce qui me concerne, exposer une console non fonctionnelle n’a pas d’intérêt. L’espace m’est compté, autant qu’il soit efficacement occupé !

Pour illustrer mon billet, je me suis penché sur une Super Nintendo récupérée une misère en brocante il y a peu; laquelle était en lot avec 4 manettes, un multitap, un adaptateur Fire, quelques jeux et … sa boite !

Avant de ressembler à la photo ci-dessus, la console et ses accessoires n’avaient pas bonne mine. Outre la saleté importante qui la recouvrait, cette dernière était particulièrement jaunie. Pour la saleté, la première des choses à faire est … de l’enlever !

Etape n°1: Nettoyage sommaire. A l’aide d’une brosse et/ou d’un chiffon humide, histoire de voir plus clair avant démontage. Pour le jaunissement, à ce jour, seul un traitement (assez fastidieux) nommé Retr0bright aurait redonné son éclat originel à la console. Histoire de gagner de temps, et aussi parce que niveau UV chez moi c’est pas le top … j’ai fouillé dans mes vieilles machines HS histoire de voir si j’avais une SNES dont la partie en question aurait été épargnée. Bingo ! Plus qu’à démonter les deux, sélectionner les pièces les plus propres et faire tremper … Notez qu’à ce stade, si votre console est noire (ici une Saturn, pas besoin de changer de coque.)

Si l’exposition aux UV explique le jaunissement, pourquoi l’intérieur de la coque est-il aussi dans cet état ?

Etape n°2: Démontage. Il faudra ici les bons outils, et en ce qui concerne une SNES un tournevis avec empreinte Gamebit est obligatoire (Oubliez la méthode du bic à fondre, il y a un risque de casse et d’obstruction de la tête de visse). Toujours faire attention à bien repérer les visses, ne jamais forcer et enlever la coque avec soin (sur les consoles à support optique, toujours vérifier à ne pas abimer la nappe reliant le bloc optique à la coque). Pour info, une Megadrive à sa led en façade reliée par un fil solidaire à la partie basse de la coque attention au moment de lever la partie supérieure donc.

En ce qui concerne ma SNES, j’ai été confronté à deux choses assez commune avec cette console, (1) la console est jaunie, ce qui indique que le plastique s’est considérablement fragilisé (il est très « cassant »). Ca n’a pas loupé, une partie la coque, à l’endroit d’une visse s’est cassée et (2) les manettes ont quasiment toutes leurs gâchettes de cassées, cela ne se voit qu’en les démontant.

De la casse sur cette SNES, mais rien de vraiment grave, y compris pour les gâchettes L/R

Etape n°3: Décrassage. Jusqu’à il y a peu, j’utilisais uniquement du liquide vaisselle mais j’ai depuis peu découvert un produit extraordinaire, le Carolin Ultra Dégraissant au savon de Marseille (moins de 3€). L’idée, c’est de faire tremper un vingtaine de minutes toutes les pièces (non électroniques) dans un bain composé d’eau (très chaude) et de ce produit, le temps que ce dernier agisse et « dégraisse », pour ensuite s’afférer à la brosse à dent et au chiffon humide sur les éléments les plus sales. Croyez-moi, avec ce produit, rien ne résiste, pas même de vieux stickers !

Etape n°4: Séchage. De loin la plus facile (ma préférée), le séchage des pièces succède en ce qui me concerne à une minutieuse inspection des éléments nettoyées, au risque de parfaire l’étape n°3.

Etape n°5: Remontage. A ne réaliser qu’un fois les éléments démontés parfaitement secs, cette dernière étape doit une fois de plus être faite avec soin et modération afin de ne pas altérer des pièces fragilisées par le temps. Pour ma SNES d’illustration, cette étape s’est accompagnée de quelques points de colle extraforte (cyanolite), histoire de récupérer ces fameuses gâchettes L/R

Voilà, vous savez tout, pas de secret, si ce n’est cet excellent produit de nettoyage (qui n’altère pas les consoles, je précise), de la patiente, de la minutie et une brosse à dent à poils souples, histoire de ne pas rayer la coque.

On la croirait neuve n’est-ce pas ? Son désign est intemporel.

En travaux !!!

En passant

Chers lecteurs,

Mes excuses pour les désagréments liés à la consultation du blog depuis hier mais je dois faire face à quelques difficultés liées à une mise à jour de mon WordPress pour laquelle mon thème n’était pas optimisé …

Ma base de données est sauve mais pas les fichiers uploadés et stockés à la racine du site. J’ai donc du boulot pour (1) adapter un nouveau thème et (2) fouiner dans mes sauvegardes pour récupérer ce qui ne s’affiche plus dans une paire de pages …

Le bon côté, c’est que je vais enfin pouvoir utiliser une version 3.3.X. de WordPress, le mauvais étant le temps que celà va me prendre, non parce que niveau professionnel pas le temps de souffler !

Alors, soyez compréhensifs et surtout, continuez à vous connecter pour profiter des futures (et progressives) améliorations.

Merci !

Digression – Restauration Peugeot PA10 de 1976

Pour ceux qui me suivent sur Instagram, vous n’êtes pas sans savoir que j’occupe une partie de mes week-end depuis plus d’un mois maintenant (et au grand dam de mon épouse, décidément bien tolérante …) à la restauration d’un vélo de course ayant appartenu à mon père et dont le premier acquéreur n’était autre que mon oncle. Bref, un objet «de famille» qui m’est revenu il y a plusieurs années maintenant et pour lequel j’avoue n’avoir jamais eu d’intérêt particulier jusqu’à récemment.

Mais chose étrange, après trois déménagements et un vol (il m’a été dérobé pendant plus d’un an … puis retrouvé, véridique !) j’ai toujours gardé cette pièce avec moi, repoussant chaque fois sa restauration.

Et puis un soir dans mon garage, je me suis penché sur lui, le trouvant particulièrement réussi, avec sa ligne élancé, son cadre parfaitement assemblé et sa couleur si originale.

Loin d’être un féru de cyclisme, j’ai comme tout gamin attendu patiemment puis adoré faire du vélo et en réfléchissant je crois avoir toujours connu ce vélo accroché là bas, au fond du garage de la maison familiale.

Nous sommes plutôt du genre soigneux dans la famille; mis à part les effets du temps (rouille et oxydation des métaux), de la graisse séchée, un peu de saleté accumulée, et d’inévitables impacts et autres éclats de peintures, ce «Peugeot de course» se portait plutôt bien. Le gros problème le concernant (enfin me concernant …) c’était les «aménagements effectués». En effet son guidon course et tout l’appareillage avait été remplacé par une version type VTT et sa selle d’origine par une version caoutchouc/plastique loin des canons de l’époque.

J’ai longtemps réfléchi à ce que je voulais faire de ce vélo. Un fixie ? Adaptation retro/chic du vélo vintage avec pignon fixe et dépouillement maximal. Idée vite abandonnée vue ma condition physique et le relief de ma région ;-) . Une restauration «à l’origine» ? Bingo ! Et puis mon truc c’est le retro après tout …

Après avoir récupéré une masse d’info sur le net, je pense avoir à faire à un Peugeot PA10 ou PR10 produit entre 1971 et 1976 (si vous avez plus de précisions je suis preneur). De couleur orange foncé et doté d’un cadre en acier «allégé» (il vous semblerai très lourd aujourd’hui), ce Peugeot monté sur de très belles jantes Mavic était appareillé Simplex pour la partie vitesses/dérailleur et Mafac pour le freinage.

Après un long, très long travail de démontage, nettoyage/décapage, lustrage, protection et polissage, je me suis mis à la recherche de pièces d’époque.

J’ai rapidement pu dégotté un Peugeot PKN10 de 1980 bien dans l’esprit (et pour un vil prix !) sur lequel j’ai ponctionné une direction Atax dotée d’un magnifique cintre gravé Atax Franco-Italia/Philippe et équipé de superbes leviers Mafac percés avec protection siglées.

J’ai même pu récupérer un jeu de cales-pieds Christophe avec courroies de cuir blanches en parfait état !

Après une greffe réussi et quelques concessions faites à la modernité (chambres à air et pneus Michelin – guidoline synthétique), j’ai remonté le tout pour en profiter longuement hier …

Résultat : Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais de mon côté, je trouve ce Peugeot vraiment magnifique. Très épuré, sa couleur est particulièrement réussie et peu commune. Il est très dynamique et promit à une nouvelle jeunesse car j’ai beau ne pas être particulièrement «sportif», je me langui de pouvoir remettre les mains sur son guidon histoire de refaire de belles ballades dominicales, bien vintage à bord ce 100% «Made in France».

J’oubliai, je recherche toujours une selle d’origine ou d’époque (en cuir serait l’idéal) donc si vous avez ça, postmaster@retroblog.fr. Merci !

Si cette restauration vous a donné des idées, faites un tour sur l’excellent blog du Velos Vintage Social Club et pour voir en détail une incroyable restauration (tous ses conseils fonctionnent) foncez ici.