Bricolage – Rétroéclairage GameBoy DMG-01

Joyeux trentenaires amoureux du Game Boy, le vrai celui qui vous obligeait à rester scotché contre le spot incandescent à droite de votre lit pour enfin finir Tetris, et qui increvable, se retrouve aujourd’hui pour une bouchée de pain sur les étales de milliers de brocantes, cet article est pour vous.

Etant tombé sur quelques articles consacrés au chiptune, j’ai rapidement été intrigué par les excellents rétroéclairages montés sur les Game Boy utilisés. Après quelques recherches je me suis décidé à tenter l’expérience en commandant à très bon prix (18$ FDPI) le kit proposé par nonelectronics, boite US spécialisée dans la transformation de Game Boy en instrument de musique (dingue, cette seconde vie de la Game Boy, dingue !)

Le kit «V³ ULTRA Backlights», composé d’un écran à 3 LED, d’une résistance et d’un filtre polarisant a été réceptionné une semaine après ma commande ! Posé un mois après sa réception, j’ai quand même oublié de le photographier :( . Je ne peux donc vous proposer que des clichés du montage final, lequel est d’une simplicité enfantine, quoique la dépose du film opaque au dos de l’écran demande pas mal de dextérité.

Rien de plus parlant qu’un petit comparatif «avant/après» pour se faire une idée du dispositif.

Comme vous pouvez le constater, j’ai opté pour un éclairage vert «Mint», histoire de rester dans la couleur d’origine de cette mythique Game Boy DMG-01.

Pour la pose, je vous renvois vers le tutoriel vidéo en deux parties de nonelectronics:

Je suis très, très satisfait du résultat final, tant au regard du coût que de la qualité/conception du produit ! Une quinzaine d’euros et deux soudures, c’est vraiment peu pour redonner vie et améliorer (de façon non invasive !) nos bien aimés Game Boy.

Alors que je m’apprêtais à rédiger cet article et que mon Game Boy était remonté et fonctionnel, j’ai posté quelques clichés sur Instagram, regrettant au passage que l’écran de ma console était, comme beaucoup, défiguré par de vilaines lignes verticales sur les côtés.

Réagissant à mon cliché, un «follower» à eu la gentillesse de me rencarder sur un remède de grand mère absolument miraculeux pour l’écran de nos Game Boy. Je vous laisse lire cet excellent tutoriel pour le détail mais sachez qu’avec un fer à souder et en moins de deux minutes, mon Game Boy a retrouvé l’affichage de ses premières parties.

Je suis donc un retrogamer heureux, qui s’est replongé avec bonheur dans Super Mario Land, véritable «madeleine de Proust» en ce qui me concerne ;)

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Petit update du 24/10/12: L’ami Dentifritz m’ayant confié son Game Boy avec un kit LCD de couleur bleu, réf. « Azure« , je me disais qu’il serait intéressant de vous montrer à quoi cela pouvait ressembler comparé au vert réf. « Mint » photographié plus haut.

Je recherche activement une DMG-01 noire complète pour la modder avec un LCD rouge, façon « Virtual Boy« . Si vous avez ça sous la main, faites moi signe ;)

Bricolage – Consolisation Slot MV2F (SNK)

Possesseur d’un Slot MV1FZ depuis un peu plus de deux ans maintenant, j’avais dès sa récéption (et faute de borne au sein de laquelle le raccorder …) envisagé de le « consoliser »  en lui greffant mon Supergun Vogatek et une alimentation régulée type arcade.

Faute de temps et pas certains du résultat, j’avais abandonné et bricolé un support en bois, ready pour une partie de Metal Slug mais pas vraiment doté du glamour requis pour une exposition salon (et ce n’est pas mon épouse qui me contredira).

Bref, je sortais de moins en moins mes MVS …, jusqu’à ce que je tombe sur une annonce raisonnable pour un slot MV2F, réputé être le plus « consolisable » de tous les slots. Voilà qui tombait bien, je me (re)sentais l’âme aventureuse ces derniers temps.

Une fois n’est pas coutume, je vous propose un article en mode WIP, à la façon des posts  des géniaux bricolos peuplant les forums de Gamoover.net (elle est pour toi celle-là Yohan), à la différence que mon Slot est bien terminé (et en deux week-end !) et que je n’ai pas eu le besoin de poster pour demander des conseils, tout étant aisément trouvable sur la toile.

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Commençons donc par le début, le slot MVS. Comme expliqué, le Slot choisi est un MV2F dont la principale particularité est d’être doté de deux emplacements pour MVS. Pour les beotiens, le MVS, c’est le format « arcade » des jeux Neo Geo, les AES. Ce type de carte permettait aux exploitants de ne changer que la cartouche pour avoir de nouveau jeux sur leur borne.

Vraisemblablement, cette PCB n’a pas été épargnée par la poussière. Je l’ai récupéré dans un état qui indique clairement qu’elle n’a pas passé son temps dans un carton, mais bien au pied d’une borne.

Afin que la photo vous soit plus « parlante », je me suis amusé à frotter la carte. Il y a bien des circuits imprimés sous cette crasse …

Vous me connaissez, le nettoyage c’est ma passion (auto-dérision). Je me suis pas mal renseigné et malgré le fait que beaucoup conseillent de faire tremper une PCB sale dans un bain d’eau savonneuse, je n’y suis pas arrivé, trop peureux de flinguer la carte et trop impatient d’attendre qu’elle sèche ! Résultat, je me suis armé de mon pinceau … et de patience.

Une fois la carte préparée, je me suis équipé des éléments nécessaires à la consolisation. Une visite au Casto’ et une bonne commande chez Conrad plus tard, me voilà prêt à attaquer.

Première étape, le décapage de la coque. J’ai opté pour un poncage mécanique avec brosses métalliques. Le rendu est parfait. Cette méthode est particulièrement efficace … et rapide.

Deuxième étape, et de loin la plus longue si on veut être précis, la réalisation des trous. Huit trous de différents diamètres, pour les poussoirs de façade (crédits et test), les potentiomètres de réglage des couleurs, l’alimentation, la sortie vidéo et l’interrupteur.

Troisième étape, la peinture. J’ai opté non pas pour du brillant mais pour du métallisé en aérosol. J’ai passé trois couches au total. Le rendu est excellent (décidément …), pas une coulure et un très joli rendu à la lumière.

Pour la quatrième étape, je n’ai pas de photos. Bien trop tendu par le travail à réaliser, je me suis concentré sur les modifications à opérer et la propreté de mes soudures. Mon truc c’est pas le fer à souder et il m’a fallu pas mal m’entraîner avant de me lancer. Comme conseillé, j’ai opté pour une bobine d’étain au diamètre très fin, une tresse à dessouder et surtout un bon fer à souder. Je vous invite à consulter le détail des travaux effectués en consultant ce topic et surtout, ce tutorial que j’ai suivi à la lettre. Ma seule liberté, c’est la sortie au format DIN 8 comme sur la Neo Geo de salon, je possède en effet un câble RGB commandé chez Otaku’s Store que je comptais bien utiliser sur le Slot.

Autre particularité du Slot MV2F, c’est le seul à posséder un emplacement pour carte mémoire, identique à celui de la Neo Geo AES.

Là encore, à l’image de la version salon de la Neo Geo, le slot bénéficie d’une sortie audio réglable (deux en fait). J’ai câblé ma sortie DIN 8 pour faciliter le jeu sur une TV, tout en conservant la possibilité de raccorder le slot sur mon ampli de salon, en stéréo s’il vous plait !

Autre liberté de ma consolisation, j’ai fait découper une plaque de plexi aux exactes dimensions du slot, afin de rigidifier l’ensemble et de protéger la PCB en cas de manipulation. J’ai gardé les pieds d’origine, sorte de clin d’oeil à sa fonction première.

Pas forcément utile si l’on a recours aux bons jeux de résistances, j’ai tout de même opté pour trois potentiomètres de réglages des niveaux de sortie vidéo avec la possibilité d’ajuster le rouge, le vert (ici en blanc … la faute à une rupture de stock !) et le bleu.

En facade, deux boutons poussoirs pour Test et Crédits ont été câblés. Là encore dispensable pour qui a accès aux dipswitch, mais c’est tellement plus fun de rajouter du crédit que de jouer en free play (j’adore le petit son du crédit).

Bon ok, je suis fier de mon taff. J’ai galéré à faire mes trous à la lime semi-arrondie pour que ces derniers soit parfaits. Du coup, je vous en ai mis double dose …

Au final, ce slot à de la gueule. Avec ses deux Metal Slug, cette consolisation et un pousse au crime pour qui s’est juré de passer moins de temps devant son tube cathodique.

La photo du set au complet. Avec son adaptateur secteur 220V ridiculement petit, son stick et sa prise RGB, mon « AES » est définitivement jalouse !

Voilà, vous savez tout de mon nouveau slot et de ma consolisation qui, si elle n’a rien d’originale, à le mérite d’avoir été faite dans le respect qu’inspire le matériaux de base. Et puis à défaut de pouvoir monter une vraie borne dans mon antre, j’ai avec cette machine un palliatif tout a fait viable toléré par madame.

N’hésitez pas à me solliciter si vous souhaitez vous aussi vous lancer, si cela peut vous éviter certaines pertes de temps (il m’a fallu deux heures avant de comprendre que j’avais oublié de souder une résistance sur ma sortie synchro !).

Bricolage – Nettoyer une vieille console

Bon , le site fonctionne à nouveau, il est donc temps de poster.

Pour ce premier post sous version 2.0 de Retroblog.fr, et puisqu’on me le demande régulièrement (bon en fait le post était prêt depuis 2 semaines …), je voudrais vous filer mes astuces pour obtenir de belles consoles rétro, bien propres et brillantes, prêtes à être fièrement exposées.

Je ne m’intéresse ici qu’à l’aspect esthétique de la machine. Etant entendu qu’en ce qui me concerne, exposer une console non fonctionnelle n’a pas d’intérêt. L’espace m’est compté, autant qu’il soit efficacement occupé !

Pour illustrer mon billet, je me suis penché sur une Super Nintendo récupérée une misère en brocante il y a peu; laquelle était en lot avec 4 manettes, un multitap, un adaptateur Fire, quelques jeux et … sa boite !

Avant de ressembler à la photo ci-dessus, la console et ses accessoires n’avaient pas bonne mine. Outre la saleté importante qui la recouvrait, cette dernière était particulièrement jaunie. Pour la saleté, la première des choses à faire est … de l’enlever !

Etape n°1: Nettoyage sommaire. A l’aide d’une brosse et/ou d’un chiffon humide, histoire de voir plus clair avant démontage. Pour le jaunissement, à ce jour, seul un traitement (assez fastidieux) nommé Retr0bright aurait redonné son éclat originel à la console. Histoire de gagner de temps, et aussi parce que niveau UV chez moi c’est pas le top … j’ai fouillé dans mes vieilles machines HS histoire de voir si j’avais une SNES dont la partie en question aurait été épargnée. Bingo ! Plus qu’à démonter les deux, sélectionner les pièces les plus propres et faire tremper … Notez qu’à ce stade, si votre console est noire (ici une Saturn, pas besoin de changer de coque.)

Si l’exposition aux UV explique le jaunissement, pourquoi l’intérieur de la coque est-il aussi dans cet état ?

Etape n°2: Démontage. Il faudra ici les bons outils, et en ce qui concerne une SNES un tournevis avec empreinte Gamebit est obligatoire (Oubliez la méthode du bic à fondre, il y a un risque de casse et d’obstruction de la tête de visse). Toujours faire attention à bien repérer les visses, ne jamais forcer et enlever la coque avec soin (sur les consoles à support optique, toujours vérifier à ne pas abimer la nappe reliant le bloc optique à la coque). Pour info, une Megadrive à sa led en façade reliée par un fil solidaire à la partie basse de la coque attention au moment de lever la partie supérieure donc.

En ce qui concerne ma SNES, j’ai été confronté à deux choses assez commune avec cette console, (1) la console est jaunie, ce qui indique que le plastique s’est considérablement fragilisé (il est très « cassant »). Ca n’a pas loupé, une partie la coque, à l’endroit d’une visse s’est cassée et (2) les manettes ont quasiment toutes leurs gâchettes de cassées, cela ne se voit qu’en les démontant.

De la casse sur cette SNES, mais rien de vraiment grave, y compris pour les gâchettes L/R

Etape n°3: Décrassage. Jusqu’à il y a peu, j’utilisais uniquement du liquide vaisselle mais j’ai depuis peu découvert un produit extraordinaire, le Carolin Ultra Dégraissant au savon de Marseille (moins de 3€). L’idée, c’est de faire tremper un vingtaine de minutes toutes les pièces (non électroniques) dans un bain composé d’eau (très chaude) et de ce produit, le temps que ce dernier agisse et « dégraisse », pour ensuite s’afférer à la brosse à dent et au chiffon humide sur les éléments les plus sales. Croyez-moi, avec ce produit, rien ne résiste, pas même de vieux stickers !

Etape n°4: Séchage. De loin la plus facile (ma préférée), le séchage des pièces succède en ce qui me concerne à une minutieuse inspection des éléments nettoyées, au risque de parfaire l’étape n°3.

Etape n°5: Remontage. A ne réaliser qu’un fois les éléments démontés parfaitement secs, cette dernière étape doit une fois de plus être faite avec soin et modération afin de ne pas altérer des pièces fragilisées par le temps. Pour ma SNES d’illustration, cette étape s’est accompagnée de quelques points de colle extraforte (cyanolite), histoire de récupérer ces fameuses gâchettes L/R

Voilà, vous savez tout, pas de secret, si ce n’est cet excellent produit de nettoyage (qui n’altère pas les consoles, je précise), de la patiente, de la minutie et une brosse à dent à poils souples, histoire de ne pas rayer la coque.

On la croirait neuve n’est-ce pas ? Son désign est intemporel.

Bricolage – Remplacement d’un fusible sur CoreGrafx (NEC)

Bien dans ma phase PC-Engine en ce moment, je me suis sérieusement remis au SHMUP histoire de boucler au moins une fois Super Star Soldier et Gradius avant l’arrivée d’une nouvelle fournée de hits mais malheureusement, ce n’est pas pad en main que j’ai passé le plus de temps avec ma console cette semaine …

Je vous la fait courte, ma CoreGrafx est un modèle « Sodipeng » (distributeur français de l’époque) qui sort un signal RVB à l’aide d’un câble audio/vidéo dédié. Avant-hier, je branche ma console sur une vieille TV pour étrangement n’obtenir que du son ! Et sans images, pas facile pour boucler son SHMUP …

Histoire de vérifier que le (Sodi)câble péritel ne déconnait pas, j’ai remplacé ce dernier par un câble composite (celui de mon AES, -le mariage improbable-). Epic Fail, plus d’image et plus de son ! (J’apprendrai plus tard qu’une Sodipeng ne doit JAMAIS être raccordée avec un câble composite).

Il faut savoir que sur une PC-Engine, rien n’indique que la console fonctionne (ou pas). Après de multiples tentatives, j’ai googlé mon problème et suis tombé sur une forte présomption de « grillage de fusible ».

J’ai donc entrepris de démonter la console pour me rendre compte qu’effectivement cela devait venir du fusible.

Deux jours plus tard, et délesté de deux euros, me voilà fer à souder en main prêt à opéré ma CoreGrafx pour lui virer son fusible usagé et lui en greffer un neuf avec un beau support adapté (Yeah ! Pimp my Core !).

Dessoudage, limage, ajustage (?!) et pose de mon porte fusible. Je teste, tout fonctionne, je suis fier, très fier.

A ce stade des opérations, j’entreprends le remontage de la coque et là, bien sûr, mon porte fusible bloque, il ne me permet pas de reposer le diffuseur de chaleur (grosse pièce métalique).

Après avoir essuyé mes larmes, je me suis remis au boulot ressoudant (avec succès) le fusible directement sur la carte mère me permettant cette fois-ci, de remonter sans difficulté l’habillage de ma CoreGrafx.

Je tiens à préciser que pour cet article, aucun condensateur ni transistor n’a été blessé et que ma CoreGrafx malgré sa convalescence, a vaillamment affiché mes minables et infructueuses tentatives de boucler Gradius.

Enfin, je retiendrai deux choses de cette mésaventure, la première, c’est la qualité des conseils et la disponibilité des membres de l’inénarrable forum Necstasy et la seconde, c’est qu’il doit y avoir un paquet de PC-Engine vendues « Junk » réparables pour 1€. A bon entendeur ;-)