Exposition – Star Wars Identités

Bien boosté par @chocoringo à qui je dois l’organisation de la journée, je suis allé faire un tour à l’expo canadienne Star Wars Identities installée depuis le 15 février à la Cité du Cinéma. Vue la qualité des pièces exposées, voilà qui valait bien les 7 heures de route nécessaires à cette visite …

Perso ce qui me bottait, c’était les quelques 200 pièces annoncées. Aussi, bien que l’expo, « interactive » promette au visiteur de se muer en un personnage de l’univers Star Wars dont l’identité se forge au fil des choix proposés, c’est bien la découverte des archives Lucasfilms qui m’a emballé.

Maquettes, costumes, accessoires et autres croquis préparatoires, les pièces sont exceptionnelles. La scénographie, soignée, flatte l’œil du fan ; du Podracer d’Anakin à l’imposant Dark Vador en passant par les maquettes des vaisseaux de l’Alliance et de l’Empire, tout est intelligemment organisé et agencé pour mettre en valeur les trésors exposés.

J’avoue, c’est le cœur serré que j’ai découvert le Faucon Millenium, le vrai, celui qui me faisait rêver minot !

Sur cette maquette, et toutes les autres d’ailleurs, le niveau de détail est bluffant. Le travail accompli à l’époque était vraiment remarquable. Qu’est-ce que j’aurais aimé visiter cette expo à 10 ans …

J’ai beau ne pas avoir accroché au parcours « identitaire » manifestement destiné aux plus jeunes, les différentes étapes permettant la création d’un avatar font penser à un RPG et de ce point de vue, c’est plutôt réussi. En ce qui me concerne, je suis ressorti Calamarien à l’air mystérieux modérément sensible à la Force et pilote d’X Wing ;).

Question souvenirs, je n’ai pas flambé, juste craqué pour la magnifique affiche de l’expo et son catalogue assorti.

Prévue pour s’achever le 30 juin, l’expo a été reconduite jusqu’au 05 octobre. Fan de Star Wars, vous n’avez plus d’excuses.

Coup de gueule – Abiker, Wizman & le Jeu Vidéo: mépris et suffisance

Coup de gueule donc. Une première en ce qui me concerne mais j’avoue être tombé de haut à la vue de ce rapide sujet consacré aux Jeux vidéo diffusé sur Canal+ le 05 novembre dernier dans La Nouvelle Edition, sujet pour lequel étaient invités Sébastien Abdelhamid et Kayane.

Avant de lire la suite, et pour ceux qui ne l’auraient pas vu, je vous invite à prendre (à perdre ?) quelques minutes …

… Déprimant non ? Mais en même temps, on a l’habitude de ce genre de traitement en TV et puis ce n’est que du jeux vidéo, du divertissement, pas un sujet particulièrement controversé ou pour lequel il serait nécessaire de crier au scandale lorsque ce dernier est déconsidéré.

Pourtant, ce type de traitement «grand public» plein du dédain qu’il est de bon ton d’arborer lorsque l’on est chroniqueur TV et à plus forte raison, chroniqueur d’une chaîne à forte audience, n’est de mon point de vue pas acceptable de la part d’un Ariel Wizman ou d’un David Abiker.

Observateur avisé des courants sociétaux et des médias, David Abiker est brillant, souvent passionnant à lire et écouter (je ne regarde plus la TV … à raison). Il est de ceux qui «me parlent» sur beaucoup de sujet. D’une certaine façon, et même si je connais moins ce dernier, Ariel Wizman est une personnalité intelligente et cultivée, à priori ouverte et réceptive aux courants qui l’entourent.

Et pourtant, pourtant … Comment ces derniers, sensés apporter en leur qualité de chroniqueur, un regard avisé et pédagogue sur leur environnement peuvent-ils à ce point se montrer aussi condescendant sur un tel sujet ?

Quelle tristesse en 2012 d’avoir à faire à autant de poncifs sur le Jeu Vidéo. Ariel Wizman et David Abiker s’adressent au grand public et à ce titre, leur job est de décrypter, démystifier et faire comprendre. David Abiker demanderai t’il à un pianiste comment faire pour ne pas se tromper de touches, celles d’un piano se ressemblant toutes ? Non mais franchement ! Ce qui est terrible, c’est que le reportage préambule à l’interview des invités était convenable !

Inviter Kayane sur ce plateau, belle, jeune, intelligente et étudiante, championne du monde (féminine !) d’un sport réputé masculin pour lui poser des questions de ce niveau, c’est irrespectueux. Cette demoiselle, parfaite incarnation du joueur contemporain, bien dans sa peau, équilibré et vif d’esprit, à des années lumières de l’écervelé dépeint habituellement en TV, avait certainement de quoi approfondir le sujet !

Votre travail est bâclé messieurs, le téléspectateur de Canal+ n’aura donc rien appris de plus que devant Télématin et pourtant vous êtes sensés être «éclairés», et c’est bien cela qui m’écoeure !

Sébastien Abdelhamid s’est bien (dé)battu mais rien y fera. Le traitement du sujet est à l’image des clichés habituels (La question sur le «sentiment de vide» du joueur, franchement !) . Quand je pense à Ariel Wizman (musicien !) plein de morgue, qui apparait dubitatif sur la qualité de la musique dans les Jeux Vidéo … C’est à pleurer.

Non, je ne comprends pas. En 2003, Mouloud Achour (plutôt ouvert sur la question Jeu Vidéo) a proposé à Ariel Wizman l’idée d’un documentaire sur le Jeu Vidéo. Commenté et à priori co-produit par ce dernier, le documentaire «Game Over» est à l’exact opposé de ce que cette chronique nous a infligé. Regarder le, il est même particulièrement intéressant (voir le retour du médecin sur Ico).

Comment ne pas conseiller à Ariel Wizman de visionner une nouvelle fois ce sur quoi il a travaillé il y a près de 10 ans …

Digression – Restauration Peugeot PA10 de 1976

Pour ceux qui me suivent sur Instagram, vous n’êtes pas sans savoir que j’occupe une partie de mes week-end depuis plus d’un mois maintenant (et au grand dam de mon épouse, décidément bien tolérante …) à la restauration d’un vélo de course ayant appartenu à mon père et dont le premier acquéreur n’était autre que mon oncle. Bref, un objet «de famille» qui m’est revenu il y a plusieurs années maintenant et pour lequel j’avoue n’avoir jamais eu d’intérêt particulier jusqu’à récemment.

Mais chose étrange, après trois déménagements et un vol (il m’a été dérobé pendant plus d’un an … puis retrouvé, véridique !) j’ai toujours gardé cette pièce avec moi, repoussant chaque fois sa restauration.

Et puis un soir dans mon garage, je me suis penché sur lui, le trouvant particulièrement réussi, avec sa ligne élancé, son cadre parfaitement assemblé et sa couleur si originale.

Loin d’être un féru de cyclisme, j’ai comme tout gamin attendu patiemment puis adoré faire du vélo et en réfléchissant je crois avoir toujours connu ce vélo accroché là bas, au fond du garage de la maison familiale.

Nous sommes plutôt du genre soigneux dans la famille; mis à part les effets du temps (rouille et oxydation des métaux), de la graisse séchée, un peu de saleté accumulée, et d’inévitables impacts et autres éclats de peintures, ce «Peugeot de course» se portait plutôt bien. Le gros problème le concernant (enfin me concernant …) c’était les «aménagements effectués». En effet son guidon course et tout l’appareillage avait été remplacé par une version type VTT et sa selle d’origine par une version caoutchouc/plastique loin des canons de l’époque.

J’ai longtemps réfléchi à ce que je voulais faire de ce vélo. Un fixie ? Adaptation retro/chic du vélo vintage avec pignon fixe et dépouillement maximal. Idée vite abandonnée vue ma condition physique et le relief de ma région ;-). Une restauration «à l’origine» ? Bingo ! Et puis mon truc c’est le retro après tout …

Après avoir récupéré une masse d’info sur le net, je pense avoir à faire à un Peugeot PA10 ou PR10 produit entre 1971 et 1976 (si vous avez plus de précisions je suis preneur). De couleur orange foncé et doté d’un cadre en acier «allégé» (il vous semblerai très lourd aujourd’hui), ce Peugeot monté sur de très belles jantes Mavic était appareillé Simplex pour la partie vitesses/dérailleur et Mafac pour le freinage.

Après un long, très long travail de démontage, nettoyage/décapage, lustrage, protection et polissage, je me suis mis à la recherche de pièces d’époque.

J’ai rapidement pu dégotté un Peugeot PKN10 de 1980 bien dans l’esprit (et pour un vil prix !) sur lequel j’ai ponctionné une direction Atax dotée d’un magnifique cintre gravé Atax Franco-Italia/Philippe et équipé de superbes leviers Mafac percés avec protection siglées.

J’ai même pu récupérer un jeu de cales-pieds Christophe avec courroies de cuir blanches en parfait état !

Après une greffe réussi et quelques concessions faites à la modernité (chambres à air et pneus Michelin – guidoline synthétique), j’ai remonté le tout pour en profiter longuement hier …

Résultat : Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais de mon côté, je trouve ce Peugeot vraiment magnifique. Très épuré, sa couleur est particulièrement réussie et peu commune. Il est très dynamique et promit à une nouvelle jeunesse car j’ai beau ne pas être particulièrement «sportif», je me langui de pouvoir remettre les mains sur son guidon histoire de refaire de belles ballades dominicales, bien vintage à bord ce 100% «Made in France».

J’oubliai, je recherche toujours une selle d’origine ou d’époque (en cuir serait l’idéal) donc si vous avez ça, postmaster@retroblog.fr. Merci !

Si cette restauration vous a donné des idées, faites un tour sur l’excellent blog du Velos Vintage Social Club et pour voir en détail une incroyable restauration (tous ses conseils fonctionnent) foncez ici.