Oldies – Lock-On (SEGA)

Dans la catégorie des jouets qui me faisaient fantasmer à 14 ans, il y en avait un en particulier et dont j’avais oublié l’existence, jusqu’à le croiser il y a quelques temps sur l’étal d’un brocanteur; le Lock-On de SEGA.

Associé à Bandai, SEGA nous proposait ici sa version du Laser Tag, jeu de tir via faisceau lumineux permettant à deux joueurs de « virtuellement » se tirer dessus.

J’ai mis la main sur la deuxième itération de ce jouet commercialisé dès 1992. Je dispose à l’heure actuelle de trois kits dont un pack complet composé de deux pistolets + headset. Ils sont en parfait état, même si les planches de stickers ont malheureusement été utilisées.

Une fois les piles insérées (2LR14 et 4LR03 !!!)  et le mode de jeu sélectionné (1 ou 2 joueurs), un bip bien strident nous averti que la partie est lancée, il ne reste plus qu’à se rappeler que le ridicule ne tue pas, même à 34 ans, et se mettre à couvert.

Principale particularité de ce Lock-On par rapport au Laser Tag, le récepteur n’était pas placé sur un plastron,  mais sur le headset ou « unité visuelle avec bandeau » (cf. le descriptif) dont la visière donne les informations sur la cible ainsi que le nombre de vies disponibles.

Autant vous dire qu’en 92′ le truc faisait baver. C’est bien simple, le dispositif à placer sur sa tête rappelait furieusement le détecteur de puissance que portait Vegeta sur Namek.

Minot, se grimer en perso de Dragon Ball Z et tirer avec un pistolet laser ça c’était la classe ! Perso, j’aurais du attendre plus de 20 ans …

Quand je vous disais que le ridicule ne tuait pas ;)

(Pub Joypad de septembre 94)

LEGO – 21103 BTTF ma modification

Quelques mots sur un des « must have » de cet été en ce qui me concerne (je comptais les jours …) : le set LEGO 21103 La machine à remonter le temps DeLorean.

Pas question ici de vous faire la review de ce set, pour cela, je vous renvoi vers celles d’Eurobricks, de Brickset, ou de l’ami Nunien.

Issu du programme Cuusoo, ce set est à l’origine une création de fan, Masashi / Team BTTF,  plébiscité par la communauté d’AFOL du monde entier, finalement commercialisé par LEGO.

Alors que beaucoup étaient pessimistes, LEGO a réussi à obtenir les droits inhérents à la licence Back to the Future, nous proposant ainsi des reproductions relativement fidèles de Doc, Marty et … de la fameuse DeLorean.

C’est de l’avis général sur ce dernier point (le plus important !) que le bât blesse. Alors que le projet Cuusoo original bénéficiait d’une reproduction fidèle du capot grâce à l’utilisation d’une slope de 6×8, la solution arrêtée par les équipes de TLG fait l’impasse sur cette pièce.

Le choix n’est pas mauvais ; il permet d’étendre la jouabilité en bénéficiant d’une DeLorean proche de celle du troisième épisode (c’est un playset après tout), mais avouons-le ; le rendu n’est pas beau ! J’ai donc entrepris de modifier ce dernier …

Mon idée était de le rendre le plus proche possible de la version commercialisé par LEGO et de moi aussi, me passer de la slope, les dimensions de cette pièce obligeant une adaptation de l’ensemble du modèle.

J’ai profité de cette modification pour intégrer le bandeau sombre que l’on retrouve à l’extrémité du capot des DeLorean:

Ce bandeau est d’ailleurs présent sur de nombreux MOC du modèle, à l’image de celui de Larry Lars, de loin le plus beau vu sur la toile:

Je pense que cette version ne dénature pas le modèle original, elle me permet la même jouabilité et me semble plus harmonieuse ; la taille du pare-choc avant est dorénavant la même que celle du pare-choc arrière.

Il y a beaucoup à dire sur ce modèle, ses origines, son packaging, son succès. Je conclurai seulement sur cette incroyable coquille des équipes de TLG concernant le convecteur temporel. Ces derniers ont en effet mal orthographié le mot « shield ».

Retroblog - Flux Capacitor

Cette erreur est toujours présente sur la pièce sérigraphiée et sa photo au dos de la boite ! A ce jour, le défaut ne semble pas avoir été corrigé. Si il l’est, je ne doute pas que la première version connaitra une inflation certaine ;)

Oldies #11 – PC Engine SuperGrafx (Nec)

Un peu plus d’un an après avoir acquis une PC Engine Duo, je suis tombé (sans la chercher, comme souvent) sur une très belle PC Engine SuperGrafx en loose. Bon prix, vendeur sympa, j’ai donc craqué sur cette singulière machine, sorte de PC Engine 1.5.

A l’origine, la SuperGrafx devait être la nouvelle PC Engine, celle qui devait contrer la Megadrive mais surtout, la Super Famicom.

Dans la chronologie Nec, cette machine apparait en octobre 1989, soit presque une année après l’Interface Unit / CD-Rom ² et deux ans après le lancement de la PC Engine. Etonnamment, la machine sortit avec la CoreGrafx et … la PC Engine Shuttle ! Nec aimait  brouiller les pistes ;).

Vous connaissez tous l’histoire, le produit fut un échec pour Nec qui préféra (à raison) se différencier de la concurrence. La firme capitalisa donc son avance technologique sur le support et se concentra ainsi sur le développement du CD Rom  via la PC Engine Duo et ses futures itérations.

Retroblog - SODIPENGNous avons eu la chance de bénéficier d’une distribution française des consoles NEC via SOciété DIstributrice de la Pc ENGine (SODIPENG). La SuperGrafx que j’ai dégotée est issue de cette distribution, à l’image de ma bien aimée CoreGrafx.

Particularité de ces PC Engine SODIPENG, la modification de la sortie vidéo, au format RVB, amélioration significative de l’affichage par rapport au signal composite des modèles japonais originaux.

SODIPENG effectuait donc quelques modifications d’ordre électronique, lesquelles sont particulièrement visibles une fois la coque de la machine retirée. Notez qu’il y avait de la cohérence dans le choix des fils utilisés, rouge/vert/bleu :D.

SODIPENG rajoutera un boitier péritel pour compléter sa modification, l’Audio Video Plus. Avec la SuperGrafx, J’ai récupéré le même que celui que je possédait déjà (en bas à droite sur la photo), mais je me suis rendu compte qu’il devait en exister un autre (les deux photos du dessus), à raccorder directement au port d’extension arrière des PCE/CoreGrafx/SuperGrafx, à l’image du réçent (et très utile) NEC AV Box d’Otaku’s Store. Ce boitier SODIPENG « alternatif » m’intrigue; je suis curieux de savoir si il permet d’avoir un signal RVB en se passant d’une modification interne à la console.

Un détail qui, on s’en souvient, me fait considérer qu’il s’agit bien ici d’une amélioration du système; le fusible n’est plus soudé à la PCB … Pour le reste, on est à des années lumières de la fabuleuse et novatrice compacité de la PC Engine. Il y du « vide » sur cette PCB, la faute au design de la machine, dont la taille n’est pas sans me rappeler celle de la TurboGrafx16, version américaine de la PC Engine.

Effectivement, question look, elle en impose cette SuperGrafx. Je lui trouve un côté « militaire ». Avec la typologie si particulière de son logo, ses couleurs gris/turquoise (la première d’une longue série) et ses faux boulons, elle fait plus « arme soviétique » que bijou technologique.

Je l’aime bien cette machine, mais je la trouve beaucoup moins attachante et novatrice que sa prédécesseur. Après, si le passage de 8 à 16 bits (mon oeil !) devait faire doubler la taille de la console … Au moins la SuperGrafx annoncait d’emblée la couleur à l’acheteur: elle était PUISSANTE (mouais …).

Pourtant, cinq jeux seulement sortirent « dédiées » à la SuperGrafx (SG-Cards), laquelle était heureusement rétrocompatible avec le catalogue d’HuCards de la PC Engine ! Cinq c’est très peu (moins que le Virtual Boy c’est dire …). Sur ces cinq titres, je n’ai récupéré que l’anecdotique Battle Ace et le terriblement beau (mais difficile) Ghouls’n Ghosts. Il me restera donc à dénicher Granzort et si les Dieux sont avec moi; 1941: Counter Attack et Aldynes.

Détail intéressant; mais sous exploité, la SuperGrafx pouvait « booster » certains titres HuCards traditionnels en améliorant, grâce aux capacités accrues de la console, leur rendu sonore et visuel. Au final, seul Darius Plus en bénéficiera.  Il y a également Darius Alpha, mais vu la rareté (800 exemplaires), il faut oublier, ou … se soigner !

J’écrivais précédemment que la machine fut un échec et insinuait que Nec aimait la complication. A titre d’illustration, sachez que si vous voulez jouer à l’ensemble de la ludothèque PC Engine et tous ses supports, Hucards, SG-Cards et CD-Rom, sur une seule machine, c’est possible. Il vous faudra cependant soit, une Interface Unit + CD-Rom ² ainsi qu’un adaptateur, le RAU-30 (plutôt rare) ou à défaut, un Super CD-Rom ², bien plus pratique.

Dernier élément étonnant de la SuperGrafx, lequel est peut être la clé de compréhension du design et du concept très « arcade » à l’origine de la machine: le Power Console. Comme l’indique la publicité ci-dessus, la console aurait pu être associée à un accessoire permettant de simuler le pilotage de vaisseaux ! Les SHMUP étaient en effet prédominant sur le support et des hits de l’arcade tels que, Darius, After Burner II ou Galaxy Force II devait sortir sur SuperGrafx. J’ai découvert l’existence de ce dernier grâce à la Bible PC-Engine, et je ne peux que vous inviter, si ce n’est pas encore fait, à vous y plonger également (cf. p.125).

Etonnante machine donc, qui me donne beaucoup de fil à retordre avec Dai Makaimura depuis plus d’un mois maintenant. J’avoue d’ailleurs partager mon temps libre entre bricolage sur mon Astro City et jeux sur PC Engine (R-Type et SplatterHouse). J’ai beau avoir des machines récentes et de très bons jeux New Gen à boucler, seuls ces vieux titres et machines m’intéressent, et de plus en plus …

Allez, pour conclure, la traditionnelle (et annuelle) photo de famille ;).

Bonus ! Petite revue de presse de l’époque 1990-91 de Tilt & Player One (possible grâce aux ressources de abandonware-magazines.org).

LEGO – 10225 R2-D2 UCS

Comme je l’écrivais récemment, je me suis remis à triturer des briques LEGO avec bonheur et à cette fin, me suis procuré quelques sets récents.

Pour l’essentiel, je me suis tourné vers les séries Star Wars (LEGO + Star Wars = piège à Geeks) que j’ai suivi depuis de près depuis leur sortie avec quelques achats entre temps, mais rien de vraiment conséquent.

L’année dernière, j’ai craqué pour deux sets de la trilogie originale (la seule dans nos cœurs non ?), lesquels sont particulièrement réussis d’ailleurs. Deux sets pour deux icônes de la série, le Millenium Falcon 7965 et le X-Wing 6212. Je ne les ai finalement pas gardé faute de place (et aussi parce que le nouvel X-Wing 9493 me semble plus réussi).

Ah la place ! Principal problème des types comme moi … Quitte à s’encombrer avec de (nouveaux) LEGO, j’ai décidé de bien cibler les pièces. Et en matière de LEGO Star Wars, les plus belles pièces (et les plus onéreuses malheureusement), sont les Ultimate Collector Series ou « UCS ».

Extrêmement fidèles aux modèles originaux, ces sets sont des must-have pour les collectionneurs LEGO fans de Star Wars. L’Etoile Noire Death Star 10143, le Millenium Falcon 10179 (5195 pièces !), le X-Wing 7191, le Super Star Destroyer 10221 ou plus récemment le B-Wing 10227 et bien d’autres sont de magnifiques exemples du savoir faire LEGO en matière de reproductions. De superbes modèles et d’extraordinaires sets, souvent gigantesques.

Bref, je lorgnais donc sur ces fameux UCS, dont un en particulier (la place, les amis la place !), le set 10225 R2-D2 UCS.

Mon épouse à été le déclencheur. Elle me l’a offert !

Comme le modèle me plaisait depuis sa sortie en mai 2012, je m’étais pas mal documenté, bien décidé à l’équiper du kit LED que LEGO aurait du intégrer dans son set.

2127 pièces, pas loin de 5 heures de montage (oui je sais, j’ai pris le temps …) quelques oublis, une chasse aux pièces piquées par mes princesses et un kit LED de chez Artifex plus tard, me voilà donc avec ce superbe R2-D2 de 31×18 cm prêt à trôner dans ma gaming room.

J’ai adoré monter cet UCS, je trouve d’ailleurs que le travail réalisé par les designers (ingénieurs ?) de LEGO est incroyable de solidité et de fidélité par rapport au modèle original.

Loin d’être une simple ornementation, ce set est parfaitement manipulable par un enfant. Avec son pied rétractable, ses antennes et ses autres accessoires, il sera facile pour ce dernier de jouer à reproduire les postures prises par l’astro-droïde le plus emblématique de la galaxie.

Fan de Star Wars, fan de LEGO ou les deux, l’achat est incontournable. Je ne connais pas un seul trentenaire qui ne serait pas fou en découvrant cette boite sous le sapin.

Détail qui a son importance : comme écrit plus haut la place est une contrainte importante pour le collectionneur. Ici le set est d’une taille modéré. Il trouvera facilement sa place sur un bureau ou une enceinte du salon. A bon entendeur ;)

Avant de vous quitter je vous invite à jeter un oeil sur cette video en stop motion d’Artifex Creation du montage de ce set et de leur fameux kit LED.

Lecture – Culture LEGO

Update: vu sur HothBricks.com, l’ouvrage version collector dispo ! foncez ;)

Voilà un petit moment que nous n’avions pas parlé d’autre chose que de jeux vidéo et … de bricolage !

Bref, parlons un peu « LEGO », un passe-temps de plus en plus important en ce qui me concerne, et plus précisément « lecture », avec cet excellent ouvrage qu’est Culture Lego, récemment traduit de l’original The Cult of Lego de John Baichtal & Joe Meno.

Si l’on part du postulat qu’en fréquentant ce blog, vous êtes plus intéressé retrogaming que LEGO, il y a de fortes chance que cet ouvrage constitue un incontournable à faire figurer sur votre wishlist de décembre (bah oui, faut s’y prendre tôt). Si vous êtes sorti du « Dark Age » depuis un moment ou AFOLs patentés (lisez le vous comprendrez), je ne vous le recommanderai pas en priorité quoiqu’à mon avis, cet ouvrage doit déjà figurer dans votre bibliothèque ;)

Ok, en ce qui me concerne, remis aux « LEGO » depuis peu, j’avoue avoir adoré ce bouquin et d’une certaine façon, regretté de ne pas l’avoir lu plus tôt.

Sur près de 300 pages, ce dernier décrypte le phénomène LEGO en se plaçant dans une optique essentiellement contemporaine. Ainsi, en plus des traditionnels chapitres liés à l’histoire de la marque et de son ascension, l’ouvrage rescence les différentes mouvances de cette « culture » en se fondant sur le travail d’AFOLs, lesquels évoluent dans des domaines très variés dont beaucoup confinent à l’artistique.

Cet ouvrage, intelligemment construit et particulièrement didactique pour le beotien aborde LEGO dans sa dimension culturelle, sociale et sociétale (voir l’utilisation de l’iconique minifig  du grapheur Israélien AME72 ou le terrible devoir de mémoire du Konzentrationslager de Zbigniew Libera) tout en privilégiant l’étude de la « brique » en tant que matériau aux possibilités infinies lorsqu’il est mis en œuvre par des adultes.

En effet, ici ce n’est pas le collectionneur que l’on dépeint, mais bien le créateur ; pragmatique, fou, génial et artiste (souvent les trois) qui a trouvé avec LEGO, un moyen d’expression qui a su évoluer avec ceux qui le pratique.

Me voilà donc en train de refaire l’apologie des AFOLs

Franchement, ce livre m’a mis la pêche ! J’ai aimé les travaux de ceux qui s’y consacrent et l’envie de me replonger dans mes caisses de briques était terrible, preuve en est que Culture LEGO rempli parfaitement son office : celui de (1) faire le point sur ce qu’est aujourd’hui la pratique du LEGO et (2) donner envie à tout ceux qui ont croisé cet extraordinaire jouet (tout le monde donc) de s’y replonger.

Un indispensable, particulièrement précieux si comme moi vous avez fait un break de plus de 20 ans !

Oldies #10 – PC Engine DUO (NEC)

Et voilà, avec cette «Duo», c’est une autre de ces consoles mythiques des années 90 que je rêvais de posséder, après l’avoir découverte en détail à la lecture de la Bible PC Engine vol.1.

PC Engine Duo – Design simple et épuré, intemporel

Pas vraiment décidé à franchir le pas malgré mes constantes recherches, je m’étais fait une raison et envisageais de la commander au Japon au prix fort, la faute aux frais de port et de douanes (souvenez vous de mon AES …). Non parce qu’après avoir écumer leboncoin et eBay, j’en ai croisé des offres farfelues du genre en loose cassée sans câbles ni manettes pour 100€ FDPO !

Derrière cette trappe se cache un emplacement pour HuCARDs

Et puis je me suis dit qu’il fallait voir combien un pro pourrait me la vendre et là bingo (!), j’ai trouvé mon bonheur en visitant tout fébrile (il faut s’y rendre pour comprendre) l’étonnante boutique nancéienne Cyber Soft. Pas vraiment bon marché mais dispo de suite, garantie et manipulée avant sortie de la CB.

Cyber Soft – Paradis pour retrogamer lorrain

Dans sa très sobre livrée anthracite (garantie anti-jaunissement, forcément), cette magnifique itération « CD » de la PC Engine est comme le terme « Duo » l’indique , une sorte de deux en une, moitiée Core Grafx et moitiée Super CD-Rom2 .

Pour être franc, j’ai mis du temps à comprendre toutes les subtilités de la gamme PC Engine et plus particulièrement le fonctionnement de ses extensions …

Les entrailles de la bête, elle n’a jamais subi d’outrage (ouf !)

Pour qui souhaite découvrir la ludothèque CD-Rom de la PC Engine, il y aurait donc (en l’état de mes connaissances) deux «types» de possibilités.

  • La première, consiste en l’adjonction d’un accessoire à la PC Engine; soit un (1) lecteur CD-Rom2 et son Interface Unit, soit (2) un lecteur Super CD-Rom2. Principales différences entre ces deux accessoires; la vitesse du lecteur et surtout l’ajout de mémoire, optionnel sur CD-Rom2 via le recours à une Super System / System Card (ça va vous suivez ?).
  • La seconde, plus simple (quoique …) suppose l’acquisition d’une seule console, une PC Engine de type «Duo». Comme expliqué plus haut, une «Duo» c’est en fait une Core Grafx et Super CD-Rom2 (avec la mémoire qui va bien donc ;-)). Simple ? Bein pas tant que ça car il en existe trois modèles. La Duo (PI-TG008 de 1991), la Duo «R» pour «révision», sorte de version meilleure marché et fiabilisée de la première (PI-TG010 de 1993) et enfin la Duo «RX» identique à la précédente sauf pour le pad, qui passe de deux à six boutons (PCE-DUORX de 1994).

Pas facile à piger n’est-ce pas ? Et bien là encore, je vous renvois vers l’excellentissime Bible PCE.

Numéro de série identique sur boite et console. Lot original, non recomposé

Pour revenir à mon acquisition, ma version est donc une duo première génération, dotée d’une sortie audio avec réglage, d’un verrouillage de la trappe à disque et … de la possibilité de se voir associer un écran et une batterie externe pour le transport (c’est qu’on les aime les accessoires chez NEC !).

Sortie vidéo, port casque avec volume, deux particularités de cette première Duo

La mienne était vendue avec sa boite et tous ses accessoires, à l’exception de sa notice. Elle était belle mais «dans son jus», avec 20 ans de poussière incrusté j’ai vraiment senti le vintage à l’ouverture. Bon, vous y êtes habitué maintenant, il y a eu une bonne séance de démontage/décrassage et depuis les amis, je suis heureux, juste heureux …

Mon seul regret c’est que je ne possède encore aucun titre en version CD pour cette machine (on ne se moque pas !), j’ai bien lu qu’elle acceptait sans broncher des backup sur CD-R mais ce n’est pas trop la philosophie liée à l’achat. L’ami Neocalimero m’a conseillé quelques incontournables dont CD Denjin, Sapphire (Ouch ! Il fait mal au portefeuille celui-là), Star Parodier, Manjimaru II, Gate of Thunder ou bien encore Winds of Thunder.

Verrouillage du capot CD autre particularité de ce modèle

Après recherches, j’ai bien envie de craquer pour ce dernier mais à 50€ pièce, je me tâte encore un peu … Si vous voyez d’autres incontournables ou que vous avez de bons plans sur le support, faites moi signe (excepté les RPG que je ne pratique pas faute de temps).

Adaptateur et câble vidéo originaux mais du composite, dommage …

Pad deux boutons, abandonné sur la Duo RX. Sa couleur est assortie à celle de la Duo

Avant de vous laisser, je vous invite à découvrir ces deux spots TV consacrés à cette PC Engine DUO, dont un devrait plaire à ce même Neocalimero …

… et surtout, je vous invite à découvrir, si vous passez à Nancy, ce merveilleux endroit qu’est Cyber Soft 48 rue Henri Poincaré à Nancy.

La traditionnelle photo de famille. Elles sont belles …

Achat – Game Boy Advance SP Zelda Limited Edition Pak

Voilà un peu plus d’un mois, je vous présentais ma fraichement déballée Nintendo 3DS Zelda 25e Anniversaire Edition Limitée, console sur laquelle j’avoue passer pas mal de temps et vu la qualité des titres dénichés depuis (Zelda OoT, Starfox 64 3D, Resident Evil Revelations) je suis sûr que vous me comprenez :-).

Amoureux de cette 3DS et de sa finition aux couleurs d’Hyrule je me suis mis en tête de trouver un exemplaire en bon état de son ainée ; la Game Boy Advance SP Zelda Edition.

Commercialisée le 12 novembre 2004 pour accompagner la sortie de l’épisode The Legend of Zelda : The Minish Cap, cette version de la GBA SP (vendue en pack avec le jeu) se distingue des autres GBA par sa couleur jaune/dorée et ses deux rappels à l’univers de The Legend of Zelda à savoir, le logo de la Triforce sur le capot avant de la console et le blason d’Hyrule, apposé près des boutons A et B.

Notez que ces signes distinctifs sont tous deux travaillés « ton sur ton » avec un rendu en pleine lumière très réussi.

En me renseignant sur cette édition, j’ai appris que six exemplaires de cette GBA SP furent édités au Royaume Uni avec un plaquage en or véritable ! A la manière d’un Willy Wonka et son « Golden Ticket », les gagnants de l’un de ces six fameux exemplaires devaient se munir du coupon doré figurant dans un des packs sélectionnés pour l’occasion afin de récupérer leur précieux.

J’ai déniché mon exemplaire sur leboncoin.fr, là encore sans trop forcer vu le nombre d’exemplaires distribués. Rien de particulièrement exclusif avec ce modèle, même si un exemplaire en parfait état avec boite avoisine tout de même aujourd’hui les 150 euros.

En loose, le principal problème de la GBA SP est l’état dans lequel l’acheteur d’occasion va retrouver le capot. J’ai écumé une paire de vendeurs et de cashs/dépôts ventes avant de trouver la bonne et encore, elle est loin d’être parfaite (capot peu rayé, mais rayé quand même …).

Même si je lui préfère la version micro pour la qualité de son écran et sa structure en métal, la GBA SP avec son écran rabattable façon Game & Watch Dual Screen et son côté PC Engine LT « du pauvre » est particulièrement attachante (elle fêtera d’ailleurs ses 9 ans après demain).

Cependant, jouer aujourd’hui sur son écran est difficile : les couleurs semblent « délavées », trop peu contrastées; à n’en pas douter, la faute à son éclairage sur côtés façon Game Gear.

Coïncidence, le seul titre qu’il me reste sur GBA est The Legend of Zelda: The Minish Cap. J’aurais donc reconstitué avec cette console, une partie du pack de l’époque même si, pour ne rien vous cacher, j’ai recherché un exemplaire de cette édition pour réunir, le temps d’une photo, les versions « Zelda » de ces deux portables made in Nintendo.

Divers – Suis-je un AFOL ?

Voilà un peu plus d’une année maintenant qu’à l’occasion d’un week-end chez mes parents, je suis par hasard tombé sur trois de mes anciennes boites pleines de LEGO (et de poussière).

Comme expliqué ici, je me suis rendu compte qu’il existait des sites pour lesquels des passionnés avaient patiemment scanné leurs notices. Grâce (à cause ?) de ces derniers, je me suis replongé, avec un plaisir tout particulier, dans le tri, puis le remontage de mes sets d’enfants.

Mais le problème avec les LEGO, c’est que lorsque l’on (re)tombe dedans, il est bien difficile d’en (re)sortir. Alors oui, j’ai toujours aussi peu de temps, mais bon sang, lorsque je me suis rendu compte de la qualité de certains sets aujourd’hui commercialisés, je ne peux m’empêcher de regretter une fois de plus, de ne pas fêter mes 10 cette année. (Histoire de ne pas trop me sentir coupable de passer avec une boite en caisse ;-))

Souvenez-vous, à l’origine de ce blog, il y avait l’envie pour le jeune trentenaire que j’étais, de retrouver ces consoles et autres jeux vidéo qui m’avaient fait fantasmer dans les années 90. Et pour ne rien vous cacher, quand bien même mon embryon de collection est loin d’être terminé, j’avoue ne plus m’enthousiasmer comme il y a encore deux ans, à la vue d’un Game Boy ou d’un jeu Megadrive sur l’étale d’un brocanteur.

C’est au détour d’une navigation sur un site nommé brickpirate que je me suis rendu compte de deux choses : La première, c’est que je n’imaginais pas qu’il pouvait y avoir une communauté d’ «adultes» aussi importante (et productive !) dévouée corps et âme à la passion du LEGO et deuxièmement, que cette communauté avait, toujours autour du LEGO, développé autant de thématiques différentes, thématiques où la brique n’apparaît non plus comme une finalité mais bien comme le moyen de réaliser de véritables œuvres. Je suis littéralement subjugué par les travaux de certains qui s’ingénient à recréer des éléments réels ou fictifs, tels que des scènes de films, des véhicules, des armes ( ?!), des bâtiments, etc…

Thématique principale d’un autre excellent site, Hothbricks, et l’un de mes amours cinématographiques (mon premier en fait), la saga Star Wars est comme vous le savez, un incontournable des gammes LEGO depuis une bonne dizaine d’années maintenant. Baladez-vous dans un Hypermarché ou un magasin de jouets et jetez donc un coup d’œil sur certains sets de la gamme System tels que le Falcon Millenium (7965), le X-Wing Fighter (6212) ou encore l’un de ceux de la gamme Ultimate Collector Series, tel ce splendide Death Star (10188). Impossible de rester de marbre et surtout, de ne pas lâcher les euros de suite.

Bref, vous l’avez compris, c’est mon cas, j’ai replongé ! Après une lecture passionnée du contenu des deux sites précités et au fil des créations découvertes ici et là sur la toile ; brickfilms, photographies, dioramas et autres «MOC» (My Own Creation – œuvres de fans 100% faites maison), je me suis mis en tête d’étoffer ma maigre collection et entre autre, de récupérer une paire de sets parmi les plus emblématiques de la saga Star Wars (l’original bien sûr …). Au final, pourquoi ne pas me lancer moi aussi dans l’un de ces fameux univers parallèles au monde LEGO, celui de la création pour me définir qui sait, (et il est temps dans cet article) comme un AFOL, un Adult Fan Of Lego ?

Si ça vous branche vous aussi, faites un tour sur les sites Figouz.net (les photos sont superbes), Hothbricks (contenu riche actualisé régulièrement et traitement particulièrement sérieux), sur le forum brickpirate, sur l’inénarrable Geek-Vintage et puis bein, revenez faire un tour ici ;-).

En bonus, un passionnant et émouvant documentaire sur ces fameux AFOL:

Oldies – Neo Geo MVS Electrocoin 6 slots (SNK)

Cette fois, je crois que j’ai eu les yeux plus gros que le ventre ou du moins, réalisé un achat quelque peu déraisonné …

Alors que lorgnait sur cette borne, une Electrocoin MVS 6-slots (le modèle UK/EUR de borne d’arcade MVS dédiée) depuis le mois de mai, quelques échanges avec le vendeur m’avaient découragé de me lancer dans l’aventure d’une restauration jugée trop complexe.

Or, les récentes acquisitions de quelques amis et (surtout), la rénovation de la NAC de Yop (Geek-Vintage) m’ont décidé à franchir le pas. Concernant cette dernière, je me suis rendu compte que j’adorai suivre les différentes étapes de sa restauration et qu’à ce titre, entreprendre la restauration d’une borne bien vintage et vous la faire suivre sur le blog serait un beau challenge à relever, me contraignant au passage à assurer un suivi plus régulier du site.

Retroblog - Electrocoin SNK
Voilà à quoi devait (et devra …) ressembler la bêêêête

Bref,  les infos sur le monstre bien en tête, je me suis décidé à aller la voir hier matin, pas tout près d’ailleurs, je me suis en effet farci une petite centaine de kilomètres et ai même du quitter la France ;-).

D’après le vendeur, très sympa au passage (et qui possède une collection HALLUCINANTE de bornes), il y a un boulot de fou sur cette machine, il l’a déconseille au débutant (mon cas). Mais bon, à l’idée de voir ce joujou dans mon bureau j’ai été faible. Mais je le répète, est-ce bien raisonnable ? Je vous laisse juge.

Ce qu’il y a de bon:

  • Le look: c’est la borne d’arcade telle que je l’imagine et telle que je l’ai (trop rarement) rencontré gamin
  • Le meuble (complet) est bien conservé et le bois semble facile à rénover
  • Le port carte mémoire est encore présent
  • Le prix en l’état (encore que …)

Ce qu’il y a de moins bon (ou de mauvais quoi …):

  • Bein …euh … tout le reste :-(
  • L’écran est présent mais sans son châssis (à ce stade, c’est quasi rédhibitoire non ?)
  • La vitre du haut, fendue

  • L’absence de clés
  • L’absence de slot, et de MVS of course
  • Le panel qui est est en piteux état: rouille, cendriers, boutons carrés (?!), rivets, …

On ne peut pas dire qu’elle n’a pas été utilisée :-(

Alors, vous croyez au miracle ?

Si je m’applique et consacre du temps, beaucoup de temps, et un peu (beaucoup ?) d’euros, il y a moyen d’en tirer quelque chose non ?

Rendez-vous  pour l’enlèvement est pris fin août, après mes vacances. D’ici là, je dois trouver une place dans mon petit garage et commencer à faire chauffer les outils.

Oldies #9 – Neo Geo AES (SNK)

Et voilà ! Elle est là chez moi, branchée sur ma télé cette fameuse Neo Geo AES.

L’attente fut relativement courte, la bête est arrivée vendredi dernier dans mon village, réceptionnée par ma gentille voisine, laquelle fût malheureusement obligée de verser 35 euros à Chronopost au titre d’un dédouanement correspondant à de la TVA (13 €) et à des frais de dossier (21 €). C’est du vol !!!

Bref, cela ne commençait donc pas très bien, mais voyons la suite.

Déballage fébrile, c’est un peu con à dire mais la console vient du Japon … , j’ai vérifié qu’elle était bien partie de Sapporo situé l’île d’Hokkaidö et pas plus bas ! (en même temps …). Emballage Impeccable, et contenu conforme au descriptif du vendeur. Boite, manette, notice, certificat, câble et adaptateur sont biens présents.

La console n’était pas très propre mais rien de rédhibitoire. Après un rapide essai et un nettoyage minutieux (comme d’hab !), j’ai donc eu le plaisir de m’adonner enfin à cette merveille.

Concernant le nettoyage, je n’ai pas démonté la console de peur de fusiller les patins en caoutchouc, seule la manette à été entièrement révisée et nettoyée.

Pour avoir démonter une paire de consoles et d’accessoires depuis près de deux ans, je vous confirme que c’est de la belle ouvrage. On comprend mieux pourquoi cette machine passe les années sans sourciller. Ce pad dispose de connectiques très propres et bien organisées.

Comme je l’expliquais précédemment, bien que je connaissais cette machine, mon premier contact avec cette dernière n’est très récent et je fus surpris de constater qu’une sortie casque avec volume était présente, à l’image de celle que l’on trouvait sur les premières Megadrive. J’avais occulté ce détail. Je ne l’ai pas encore essayé mais je doute qu’elle sorte du stéréo. La connectique fournie pour le raccordement à un écran est mono. En même temps, mon slot ne balance pas non plus de signal sur deux voies …

Concernant le hardware en général, il faut noter que le tout reste «basique» pour cette vingtenaire, pas de voyant de mise sous tension à l’image de celui que l’on trouve sur Neo geo CD par exemple. Mais c’est aussi ce qui fait sa robustesse. Pas de fioritures, juste de l’efficacité. Pour LA console des jeux bastons, on en attendait pas moins (ou plus).

Comme beaucoup, je la trouve magnifique, mais suis-je réellement objectif ? Sa relative rareté et son prix contribuent à n’en pas douter culte que nous sommes enclin à lui vouer. Car mine de rien, c’est quand même pas commun une Neo Geo !

Avec ma Neo Geo CD Top Loading et le slot que je compte consoliser sous peu, j’ai à disposition les trois versions de controller sortis, tous compatibles avec l’engin, dont deux stick originaux.

De gauche à droite: Le Neo Geo CD Joystick Controller (Pro) aussi appelé «Stick Haricot / Cacahouète» en raison de sa forme , le Neo Geo Pad et le stick original dont les boutons sont similaires au bouton Reset de l’AES.

Comme une console n’est rien sans un jeu, surtout une Neo Geo …, j’ai commandé un exemplaire du célèbre Samouraï Spirits (Samuraï Shodown aux US).

N’ayant que trop peu de recul pour vous parler du jeu, plutôt addictif et très bien animé, je vais plutôt m’attarder sur la taille de cette cartouche, et de toutes les autres «100 Mega Shock !», «Max 330 Mega» ou «Giga Power».

Ces cartouches annoncent clairement la couleur, elles sont énormes !!! Et leurs boites, les «Shock Box», le sont tout autant. On dirait des VHS :-)

Et hop, un petit comparatif entre une cartouche d’AES, une cartouche de Megadrive et … une cartouche de Neo Geo Pocket (oui, monsieur à de l’humour !).

Bon j’vous laisse, je vais un peu titiller le monstre, et me mettre à économiser pour me payer un King Of Fighters 2001 (j’ai lu quelque part que ce jeu était à l’AES ce que Mario est à la NES ! C’est rigolo, non ?).