Oldies – Lock-On (SEGA)

Dans la catégorie des jouets qui me faisaient fantasmer à 14 ans, il y en avait un en particulier et dont j’avais oublié l’existence, jusqu’à le croiser il y a quelques temps sur l’étal d’un brocanteur; le Lock-On de SEGA.

Associé à Bandai, SEGA nous proposait ici sa version du Laser Tag, jeu de tir via faisceau lumineux permettant à deux joueurs de « virtuellement » se tirer dessus.

J’ai mis la main sur la deuxième itération de ce jouet commercialisé dès 1992. Je dispose à l’heure actuelle de trois kits dont un pack complet composé de deux pistolets + headset. Ils sont en parfait état, même si les planches de stickers ont malheureusement été utilisées.

Une fois les piles insérées (2LR14 et 4LR03 !!!)  et le mode de jeu sélectionné (1 ou 2 joueurs), un bip bien strident nous averti que la partie est lancée, il ne reste plus qu’à se rappeler que le ridicule ne tue pas, même à 34 ans, et se mettre à couvert.

Principale particularité de ce Lock-On par rapport au Laser Tag, le récepteur n’était pas placé sur un plastron,  mais sur le headset ou « unité visuelle avec bandeau » (cf. le descriptif) dont la visière donne les informations sur la cible ainsi que le nombre de vies disponibles.

Autant vous dire qu’en 92′ le truc faisait baver. C’est bien simple, le dispositif à placer sur sa tête rappelait furieusement le détecteur de puissance que portait Vegeta sur Namek.

Minot, se grimer en perso de Dragon Ball Z et tirer avec un pistolet laser ça c’était la classe ! Perso, j’aurais du attendre plus de 20 ans …

Quand je vous disais que le ridicule ne tuait pas ;)

(Pub Joypad de septembre 94)

Oldies #11 – PC Engine SuperGrafx (Nec)

Un peu plus d’un an après avoir acquis une PC Engine Duo, je suis tombé (sans la chercher, comme souvent) sur une très belle PC Engine SuperGrafx en loose. Bon prix, vendeur sympa, j’ai donc craqué sur cette singulière machine, sorte de PC Engine 1.5.

A l’origine, la SuperGrafx devait être la nouvelle PC Engine, celle qui devait contrer la Megadrive mais surtout, la Super Famicom.

Dans la chronologie Nec, cette machine apparait en octobre 1989, soit presque une année après l’Interface Unit / CD-Rom ² et deux ans après le lancement de la PC Engine. Etonnamment, la machine sortit avec la CoreGrafx et … la PC Engine Shuttle ! Nec aimait  brouiller les pistes ;).

Vous connaissez tous l’histoire, le produit fut un échec pour Nec qui préféra (à raison) se différencier de la concurrence. La firme capitalisa donc son avance technologique sur le support et se concentra ainsi sur le développement du CD Rom  via la PC Engine Duo et ses futures itérations.

Retroblog - SODIPENGNous avons eu la chance de bénéficier d’une distribution française des consoles NEC via SOciété DIstributrice de la Pc ENGine (SODIPENG). La SuperGrafx que j’ai dégotée est issue de cette distribution, à l’image de ma bien aimée CoreGrafx.

Particularité de ces PC Engine SODIPENG, la modification de la sortie vidéo, au format RVB, amélioration significative de l’affichage par rapport au signal composite des modèles japonais originaux.

SODIPENG effectuait donc quelques modifications d’ordre électronique, lesquelles sont particulièrement visibles une fois la coque de la machine retirée. Notez qu’il y avait de la cohérence dans le choix des fils utilisés, rouge/vert/bleu :D.

SODIPENG rajoutera un boitier péritel pour compléter sa modification, l’Audio Video Plus. Avec la SuperGrafx, J’ai récupéré le même que celui que je possédait déjà (en bas à droite sur la photo), mais je me suis rendu compte qu’il devait en exister un autre (les deux photos du dessus), à raccorder directement au port d’extension arrière des PCE/CoreGrafx/SuperGrafx, à l’image du réçent (et très utile) NEC AV Box d’Otaku’s Store. Ce boitier SODIPENG « alternatif » m’intrigue; je suis curieux de savoir si il permet d’avoir un signal RVB en se passant d’une modification interne à la console.

Un détail qui, on s’en souvient, me fait considérer qu’il s’agit bien ici d’une amélioration du système; le fusible n’est plus soudé à la PCB … Pour le reste, on est à des années lumières de la fabuleuse et novatrice compacité de la PC Engine. Il y du « vide » sur cette PCB, la faute au design de la machine, dont la taille n’est pas sans me rappeler celle de la TurboGrafx16, version américaine de la PC Engine.

Effectivement, question look, elle en impose cette SuperGrafx. Je lui trouve un côté « militaire ». Avec la typologie si particulière de son logo, ses couleurs gris/turquoise (la première d’une longue série) et ses faux boulons, elle fait plus « arme soviétique » que bijou technologique.

Je l’aime bien cette machine, mais je la trouve beaucoup moins attachante et novatrice que sa prédécesseur. Après, si le passage de 8 à 16 bits (mon oeil !) devait faire doubler la taille de la console … Au moins la SuperGrafx annoncait d’emblée la couleur à l’acheteur: elle était PUISSANTE (mouais …).

Pourtant, cinq jeux seulement sortirent « dédiées » à la SuperGrafx (SG-Cards), laquelle était heureusement rétrocompatible avec le catalogue d’HuCards de la PC Engine ! Cinq c’est très peu (moins que le Virtual Boy c’est dire …). Sur ces cinq titres, je n’ai récupéré que l’anecdotique Battle Ace et le terriblement beau (mais difficile) Ghouls’n Ghosts. Il me restera donc à dénicher Granzort et si les Dieux sont avec moi; 1941: Counter Attack et Aldynes.

Détail intéressant; mais sous exploité, la SuperGrafx pouvait « booster » certains titres HuCards traditionnels en améliorant, grâce aux capacités accrues de la console, leur rendu sonore et visuel. Au final, seul Darius Plus en bénéficiera.  Il y a également Darius Alpha, mais vu la rareté (800 exemplaires), il faut oublier, ou … se soigner !

J’écrivais précédemment que la machine fut un échec et insinuait que Nec aimait la complication. A titre d’illustration, sachez que si vous voulez jouer à l’ensemble de la ludothèque PC Engine et tous ses supports, Hucards, SG-Cards et CD-Rom, sur une seule machine, c’est possible. Il vous faudra cependant soit, une Interface Unit + CD-Rom ² ainsi qu’un adaptateur, le RAU-30 (plutôt rare) ou à défaut, un Super CD-Rom ², bien plus pratique.

Dernier élément étonnant de la SuperGrafx, lequel est peut être la clé de compréhension du design et du concept très « arcade » à l’origine de la machine: le Power Console. Comme l’indique la publicité ci-dessus, la console aurait pu être associée à un accessoire permettant de simuler le pilotage de vaisseaux ! Les SHMUP étaient en effet prédominant sur le support et des hits de l’arcade tels que, Darius, After Burner II ou Galaxy Force II devait sortir sur SuperGrafx. J’ai découvert l’existence de ce dernier grâce à la Bible PC-Engine, et je ne peux que vous inviter, si ce n’est pas encore fait, à vous y plonger également (cf. p.125).

Etonnante machine donc, qui me donne beaucoup de fil à retordre avec Dai Makaimura depuis plus d’un mois maintenant. J’avoue d’ailleurs partager mon temps libre entre bricolage sur mon Astro City et jeux sur PC Engine (R-Type et SplatterHouse). J’ai beau avoir des machines récentes et de très bons jeux New Gen à boucler, seuls ces vieux titres et machines m’intéressent, et de plus en plus …

Allez, pour conclure, la traditionnelle (et annuelle) photo de famille ;).

Bonus ! Petite revue de presse de l’époque 1990-91 de Tilt & Player One (possible grâce aux ressources de abandonware-magazines.org).

Oldies #10 – PC Engine DUO (NEC)

Et voilà, avec cette «Duo», c’est une autre de ces consoles mythiques des années 90 que je rêvais de posséder, après l’avoir découverte en détail à la lecture de la Bible PC Engine vol.1.

PC Engine Duo – Design simple et épuré, intemporel

Pas vraiment décidé à franchir le pas malgré mes constantes recherches, je m’étais fait une raison et envisageais de la commander au Japon au prix fort, la faute aux frais de port et de douanes (souvenez vous de mon AES …). Non parce qu’après avoir écumer leboncoin et eBay, j’en ai croisé des offres farfelues du genre en loose cassée sans câbles ni manettes pour 100€ FDPO !

Derrière cette trappe se cache un emplacement pour HuCARDs

Et puis je me suis dit qu’il fallait voir combien un pro pourrait me la vendre et là bingo (!), j’ai trouvé mon bonheur en visitant tout fébrile (il faut s’y rendre pour comprendre) l’étonnante boutique nancéienne Cyber Soft. Pas vraiment bon marché mais dispo de suite, garantie et manipulée avant sortie de la CB.

Cyber Soft – Paradis pour retrogamer lorrain

Dans sa très sobre livrée anthracite (garantie anti-jaunissement, forcément), cette magnifique itération « CD » de la PC Engine est comme le terme « Duo » l’indique , une sorte de deux en une, moitiée Core Grafx et moitiée Super CD-Rom2 .

Pour être franc, j’ai mis du temps à comprendre toutes les subtilités de la gamme PC Engine et plus particulièrement le fonctionnement de ses extensions …

Les entrailles de la bête, elle n’a jamais subi d’outrage (ouf !)

Pour qui souhaite découvrir la ludothèque CD-Rom de la PC Engine, il y aurait donc (en l’état de mes connaissances) deux «types» de possibilités.

  • La première, consiste en l’adjonction d’un accessoire à la PC Engine; soit un (1) lecteur CD-Rom2 et son Interface Unit, soit (2) un lecteur Super CD-Rom2. Principales différences entre ces deux accessoires; la vitesse du lecteur et surtout l’ajout de mémoire, optionnel sur CD-Rom2 via le recours à une Super System / System Card (ça va vous suivez ?).
  • La seconde, plus simple (quoique …) suppose l’acquisition d’une seule console, une PC Engine de type «Duo». Comme expliqué plus haut, une «Duo» c’est en fait une Core Grafx et Super CD-Rom2 (avec la mémoire qui va bien donc ;-)). Simple ? Bein pas tant que ça car il en existe trois modèles. La Duo (PI-TG008 de 1991), la Duo «R» pour «révision», sorte de version meilleure marché et fiabilisée de la première (PI-TG010 de 1993) et enfin la Duo «RX» identique à la précédente sauf pour le pad, qui passe de deux à six boutons (PCE-DUORX de 1994).

Pas facile à piger n’est-ce pas ? Et bien là encore, je vous renvois vers l’excellentissime Bible PCE.

Numéro de série identique sur boite et console. Lot original, non recomposé

Pour revenir à mon acquisition, ma version est donc une duo première génération, dotée d’une sortie audio avec réglage, d’un verrouillage de la trappe à disque et … de la possibilité de se voir associer un écran et une batterie externe pour le transport (c’est qu’on les aime les accessoires chez NEC !).

Sortie vidéo, port casque avec volume, deux particularités de cette première Duo

La mienne était vendue avec sa boite et tous ses accessoires, à l’exception de sa notice. Elle était belle mais «dans son jus», avec 20 ans de poussière incrusté j’ai vraiment senti le vintage à l’ouverture. Bon, vous y êtes habitué maintenant, il y a eu une bonne séance de démontage/décrassage et depuis les amis, je suis heureux, juste heureux …

Mon seul regret c’est que je ne possède encore aucun titre en version CD pour cette machine (on ne se moque pas !), j’ai bien lu qu’elle acceptait sans broncher des backup sur CD-R mais ce n’est pas trop la philosophie liée à l’achat. L’ami Neocalimero m’a conseillé quelques incontournables dont CD Denjin, Sapphire (Ouch ! Il fait mal au portefeuille celui-là), Star Parodier, Manjimaru II, Gate of Thunder ou bien encore Winds of Thunder.

Verrouillage du capot CD autre particularité de ce modèle

Après recherches, j’ai bien envie de craquer pour ce dernier mais à 50€ pièce, je me tâte encore un peu … Si vous voyez d’autres incontournables ou que vous avez de bons plans sur le support, faites moi signe (excepté les RPG que je ne pratique pas faute de temps).

Adaptateur et câble vidéo originaux mais du composite, dommage …

Pad deux boutons, abandonné sur la Duo RX. Sa couleur est assortie à celle de la Duo

Avant de vous laisser, je vous invite à découvrir ces deux spots TV consacrés à cette PC Engine DUO, dont un devrait plaire à ce même Neocalimero …

… et surtout, je vous invite à découvrir, si vous passez à Nancy, ce merveilleux endroit qu’est Cyber Soft 48 rue Henri Poincaré à Nancy.

La traditionnelle photo de famille. Elles sont belles …

Achat – Game Boy Advance SP Zelda Limited Edition Pak

Voilà un peu plus d’un mois, je vous présentais ma fraichement déballée Nintendo 3DS Zelda 25e Anniversaire Edition Limitée, console sur laquelle j’avoue passer pas mal de temps et vu la qualité des titres dénichés depuis (Zelda OoT, Starfox 64 3D, Resident Evil Revelations) je suis sûr que vous me comprenez :-).

Amoureux de cette 3DS et de sa finition aux couleurs d’Hyrule je me suis mis en tête de trouver un exemplaire en bon état de son ainée ; la Game Boy Advance SP Zelda Edition.

Commercialisée le 12 novembre 2004 pour accompagner la sortie de l’épisode The Legend of Zelda : The Minish Cap, cette version de la GBA SP (vendue en pack avec le jeu) se distingue des autres GBA par sa couleur jaune/dorée et ses deux rappels à l’univers de The Legend of Zelda à savoir, le logo de la Triforce sur le capot avant de la console et le blason d’Hyrule, apposé près des boutons A et B.

Notez que ces signes distinctifs sont tous deux travaillés « ton sur ton » avec un rendu en pleine lumière très réussi.

En me renseignant sur cette édition, j’ai appris que six exemplaires de cette GBA SP furent édités au Royaume Uni avec un plaquage en or véritable ! A la manière d’un Willy Wonka et son « Golden Ticket », les gagnants de l’un de ces six fameux exemplaires devaient se munir du coupon doré figurant dans un des packs sélectionnés pour l’occasion afin de récupérer leur précieux.

J’ai déniché mon exemplaire sur leboncoin.fr, là encore sans trop forcer vu le nombre d’exemplaires distribués. Rien de particulièrement exclusif avec ce modèle, même si un exemplaire en parfait état avec boite avoisine tout de même aujourd’hui les 150 euros.

En loose, le principal problème de la GBA SP est l’état dans lequel l’acheteur d’occasion va retrouver le capot. J’ai écumé une paire de vendeurs et de cashs/dépôts ventes avant de trouver la bonne et encore, elle est loin d’être parfaite (capot peu rayé, mais rayé quand même …).

Même si je lui préfère la version micro pour la qualité de son écran et sa structure en métal, la GBA SP avec son écran rabattable façon Game & Watch Dual Screen et son côté PC Engine LT « du pauvre » est particulièrement attachante (elle fêtera d’ailleurs ses 9 ans après demain).

Cependant, jouer aujourd’hui sur son écran est difficile : les couleurs semblent « délavées », trop peu contrastées; à n’en pas douter, la faute à son éclairage sur côtés façon Game Gear.

Coïncidence, le seul titre qu’il me reste sur GBA est The Legend of Zelda: The Minish Cap. J’aurais donc reconstitué avec cette console, une partie du pack de l’époque même si, pour ne rien vous cacher, j’ai recherché un exemplaire de cette édition pour réunir, le temps d’une photo, les versions « Zelda » de ces deux portables made in Nintendo.

Oldies – Neo Geo MVS Electrocoin 6 slots (SNK)

Cette fois, je crois que j’ai eu les yeux plus gros que le ventre ou du moins, réalisé un achat quelque peu déraisonné …

Alors que lorgnait sur cette borne, une Electrocoin MVS 6-slots (le modèle UK/EUR de borne d’arcade MVS dédiée) depuis le mois de mai, quelques échanges avec le vendeur m’avaient découragé de me lancer dans l’aventure d’une restauration jugée trop complexe.

Or, les récentes acquisitions de quelques amis et (surtout), la rénovation de la NAC de Yop (Geek-Vintage) m’ont décidé à franchir le pas. Concernant cette dernière, je me suis rendu compte que j’adorai suivre les différentes étapes de sa restauration et qu’à ce titre, entreprendre la restauration d’une borne bien vintage et vous la faire suivre sur le blog serait un beau challenge à relever, me contraignant au passage à assurer un suivi plus régulier du site.

Retroblog - Electrocoin SNK
Voilà à quoi devait (et devra …) ressembler la bêêêête

Bref,  les infos sur le monstre bien en tête, je me suis décidé à aller la voir hier matin, pas tout près d’ailleurs, je me suis en effet farci une petite centaine de kilomètres et ai même du quitter la France ;-).

D’après le vendeur, très sympa au passage (et qui possède une collection HALLUCINANTE de bornes), il y a un boulot de fou sur cette machine, il l’a déconseille au débutant (mon cas). Mais bon, à l’idée de voir ce joujou dans mon bureau j’ai été faible. Mais je le répète, est-ce bien raisonnable ? Je vous laisse juge.

Ce qu’il y a de bon:

  • Le look: c’est la borne d’arcade telle que je l’imagine et telle que je l’ai (trop rarement) rencontré gamin
  • Le meuble (complet) est bien conservé et le bois semble facile à rénover
  • Le port carte mémoire est encore présent
  • Le prix en l’état (encore que …)

Ce qu’il y a de moins bon (ou de mauvais quoi …):

  • Bein …euh … tout le reste :-(
  • L’écran est présent mais sans son châssis (à ce stade, c’est quasi rédhibitoire non ?)
  • La vitre du haut, fendue

  • L’absence de clés
  • L’absence de slot, et de MVS of course
  • Le panel qui est est en piteux état: rouille, cendriers, boutons carrés (?!), rivets, …

On ne peut pas dire qu’elle n’a pas été utilisée :-(

Alors, vous croyez au miracle ?

Si je m’applique et consacre du temps, beaucoup de temps, et un peu (beaucoup ?) d’euros, il y a moyen d’en tirer quelque chose non ?

Rendez-vous  pour l’enlèvement est pris fin août, après mes vacances. D’ici là, je dois trouver une place dans mon petit garage et commencer à faire chauffer les outils.

Oldies #9 – Neo Geo AES (SNK)

Et voilà ! Elle est là chez moi, branchée sur ma télé cette fameuse Neo Geo AES.

L’attente fut relativement courte, la bête est arrivée vendredi dernier dans mon village, réceptionnée par ma gentille voisine, laquelle fût malheureusement obligée de verser 35 euros à Chronopost au titre d’un dédouanement correspondant à de la TVA (13 €) et à des frais de dossier (21 €). C’est du vol !!!

Bref, cela ne commençait donc pas très bien, mais voyons la suite.

Déballage fébrile, c’est un peu con à dire mais la console vient du Japon … , j’ai vérifié qu’elle était bien partie de Sapporo situé l’île d’Hokkaidö et pas plus bas ! (en même temps …). Emballage Impeccable, et contenu conforme au descriptif du vendeur. Boite, manette, notice, certificat, câble et adaptateur sont biens présents.

La console n’était pas très propre mais rien de rédhibitoire. Après un rapide essai et un nettoyage minutieux (comme d’hab !), j’ai donc eu le plaisir de m’adonner enfin à cette merveille.

Concernant le nettoyage, je n’ai pas démonté la console de peur de fusiller les patins en caoutchouc, seule la manette à été entièrement révisée et nettoyée.

Pour avoir démonter une paire de consoles et d’accessoires depuis près de deux ans, je vous confirme que c’est de la belle ouvrage. On comprend mieux pourquoi cette machine passe les années sans sourciller. Ce pad dispose de connectiques très propres et bien organisées.

Comme je l’expliquais précédemment, bien que je connaissais cette machine, mon premier contact avec cette dernière n’est très récent et je fus surpris de constater qu’une sortie casque avec volume était présente, à l’image de celle que l’on trouvait sur les premières Megadrive. J’avais occulté ce détail. Je ne l’ai pas encore essayé mais je doute qu’elle sorte du stéréo. La connectique fournie pour le raccordement à un écran est mono. En même temps, mon slot ne balance pas non plus de signal sur deux voies …

Concernant le hardware en général, il faut noter que le tout reste «basique» pour cette vingtenaire, pas de voyant de mise sous tension à l’image de celui que l’on trouve sur Neo geo CD par exemple. Mais c’est aussi ce qui fait sa robustesse. Pas de fioritures, juste de l’efficacité. Pour LA console des jeux bastons, on en attendait pas moins (ou plus).

Comme beaucoup, je la trouve magnifique, mais suis-je réellement objectif ? Sa relative rareté et son prix contribuent à n’en pas douter culte que nous sommes enclin à lui vouer. Car mine de rien, c’est quand même pas commun une Neo Geo !

Avec ma Neo Geo CD Top Loading et le slot que je compte consoliser sous peu, j’ai à disposition les trois versions de controller sortis, tous compatibles avec l’engin, dont deux stick originaux.

De gauche à droite: Le Neo Geo CD Joystick Controller (Pro) aussi appelé «Stick Haricot / Cacahouète» en raison de sa forme , le Neo Geo Pad et le stick original dont les boutons sont similaires au bouton Reset de l’AES.

Comme une console n’est rien sans un jeu, surtout une Neo Geo …, j’ai commandé un exemplaire du célèbre Samouraï Spirits (Samuraï Shodown aux US).

N’ayant que trop peu de recul pour vous parler du jeu, plutôt addictif et très bien animé, je vais plutôt m’attarder sur la taille de cette cartouche, et de toutes les autres «100 Mega Shock !», «Max 330 Mega» ou «Giga Power».

Ces cartouches annoncent clairement la couleur, elles sont énormes !!! Et leurs boites, les «Shock Box», le sont tout autant. On dirait des VHS :-)

Et hop, un petit comparatif entre une cartouche d’AES, une cartouche de Megadrive et … une cartouche de Neo Geo Pocket (oui, monsieur à de l’humour !).

Bon j’vous laisse, je vais un peu titiller le monstre, et me mettre à économiser pour me payer un King Of Fighters 2001 (j’ai lu quelque part que ce jeu était à l’AES ce que Mario est à la NES ! C’est rigolo, non ?).

Paddle – Avenue Pad 6 (NEC)

Voilà plus d’un an que je convoitais cette manette, accessoire indispensable pour (enfin !) s’adonner aux joies de Street Fighter II’ Champion Edition sur ma bien aimée Core Grafx.

Loin d’être ma priorité, je suis finalement tombé dessus au hasard, en allant faire dédicacer les Histoires de Nintendo Vol. 1 & 3 lors du Retro Game Day de la semaine dernière.

Acheté 30 euros sur le stand d’Otaku’s Store, me voilà donc en possession du pad ultime de la PC Engine, avec ses 6 boutons, son mode ralenti, ses autofires et sa qualité de fabrication, toujours exemplaire.

C’est une superbe pièce, le dessin est original, il rend cette manette inimitable. Une plaque en plexiglas recouvre le dessus du pad protégeant les inscriptions et lui conférant une sensation agréable au touché.

La maniabilité, pad en main sur SFII’CE est excellente. Son ergonomie est parfaite sur ce jeu, même si les habitués de la version Super Nintendo chercheront instinctivement les boutons de tranche lors d’une partie.

D’après l’excellentissime Bible de la PC Engine, ce pad serait sortie le 28 mai 1993, soit deux semaine avant SFII’CE. Pas vraiment nécessaire pour les autres titres de la ludothèque PCE, il serait néanmoins utile pour certains portages CDROM², tel que Fatal Fury ou World Heroes.

J’oubliais, pas de loose pour cette belle pièce, quasi neuve, mais la boite et le plastique intérieur qui vont bien ;-)

Je trouve cette manette magnifique, elle trônera désormais dans ma vitrine.

Bon, il me reste donc à concentrer mes recherches sur une Interface Unit ou un Super CDROM².

Oldies #8 – Atari Lynx II

La voilà donc cette fameuse Atari Lynx II.

Cette seconde version de la fameuse portable couleur développée par Epyx et commercialisée par Atari en 1991 se différencie de l’ancien modèle grâce à l’ajout de certaines  améliorations : grip en caoutchouc lui conférant un confort accru, forme plus … ramassée, témoin de mise sous tension, écran de meilleure qualité (le précédent ne devait vraiment pas être terrible !) et la possibilité de couper ce dernier à l’aide d’un bouton dédié.

Concernant le hardware de la machine, j’ai relu dans un vieux Player One (1992) que la particularité de cette portable 8 bits (avec coprocesseur 16 bits !!!), était de posséder un zoom hard, équivalent du fameux mode 7 de la Super Nintendo.

Particulièrement innovante, son écran offrait la possibilité à son possesseur de l’exploiter dans le sens de la hauteur ou de la largeur, avantage notable avec un titre comme Klax, voire d’inverser complétement son affichage, ideal pour les gauchers.

De mon point de vue de droitier, je trouve les boutons places trop haut (ou trop bas …) en position standart. C’est fatiguant lorsque que l’on joue un long moment. Autre point noir, la qualité de l’écran de 160×102 pixels qui en plus d’être limité à 16/4096 couleurs affichables, s’est avéré être terriblement terne. On est bien loin d’une PC Engine GT même si finalement, le rendu  reste très proche de celui d’une Game Gear.

Ah bah  oui, c’est gros … le Game Boy fait petit en comparaison (Game Gear au milieu)

Cette machine me faisait de l’oeil depuis un moment et je suis content de l’avoir trouvée neuve. Pour l’avoir pas mal utilisé ces derniers jours avec Batman Returns (et en attendant Shadow of the Beast), je ne saurais trop vous conseiller de passer à l’adaptateur secteur immédiatement (elle m’a tué 6 alcalines en moins de trois heures !) et de ne pas forcer sur le temps de jeu. J’ai joué une heure dans le noir est j’ai perdu deux dixièmes à chaque oeil !

Reléguer une GT au second plan … j’ai un peu honte là

Je découvre cette machine et suis à la recherche de bons jeux, si vous en avez à me conseiller je suis preneur. Je me souviens avoir lu dans Pix’N Love que bon nombre de développeurs continuaient à produire sur ce hardware et je sais que certains titres récents comme le fameux Zaku sont très réussis.

En bonus, et histoire de vous donner plus d’infos sur le Batman Returns fournis avec cette Lynx, je ne résiste pas à l’envie de diffuser ces deux tests de Crevette (Cyril Drevet) et AHL qui dans leur magazines respectifs, Player One et Joypad, avaient déjà à l’époque, des avis bien divergents (c’est le moins qu’on puisse dire … et cà n’a pas beaucoup changé !).

Commande – Atari Lynx

Celà faisait longtemps qu’une nouvelle machine n’avait pas fait une apparition sur Retroblog … Il était donc urgent d’y remédier et c’est chose faite, grâce à cette offre dénichée sur Moeroshop.net, site sur lequel j’avais déjà acheté la TurboGrafx 16.

La Lynx est une portable que je n’ai vu tourner que de rares fois dans la cour de mon collège et que je cherchais à bon prix depuis un moment maintenant. A 77 € la console neuve (et oui, 18 ans et encore neuve !!!) vendue avec Batman Returns, le Père Noël va cette année encore ressembler à mon postier ;-)

Une p’tite publicité d’époque pour avoir une idée de la bête.

Déballage en règle et plus d’info sur ce système dès réception.

RetroMemory #4 – Night Trap

Et oui, vous avez bien lu, « Nigh Trap », LE jeu du Mega CD qui, avec Dune (je n’avais vu que l’intro …), Road Avenger et Silpheed, me faisait rêver de posséder le support.

J’ai un moment cherché ce titre puis l’ai un peu oublié, jusqu’à ce que je tombe sur cet excellent article signé « BigBossFF ». Coup de bol, 5 min après sa lecture, je repérai une vente de titres Mega CD sur leboncoin. 2 jours plus tard et 20 euros en moins, les deux versions PAL (FR et EUR) de Night Trap étaient mienne.

Plutôt que de vous refaire l’historique de ce cultissime titre de Sega, l’article de notre ami  Gamekulteur le fait très bien, je me suis dit qu’un peu de archéoretrologie serait finalement plus sympa. Et comme le dos de la jaquette FR reprenait un extrait de la critique faite à l’époque par Joypad (mai 1994), je vous ai reproduit cette dernière.

Joypad 031 - Page 124 (1994-05)

Joypad 031 - Page 125 (1994-05)-1

En ce qui me concerne, les impressions sont très bonnes, mais en même temps, voilà des lustres que j’ai perdu toute objectivité concernant le Mega CD … La qualification de « Nanard » utilisé par la quasi totalité des joueurs s’étant exprimé sur le titre est justifiée. Pour avoir testé la version originale et la version doublée français, je confirme que la localisation des dialogues de cette dernière démultiplie l’effet comique ! Comme d’autres titres Mega CD en « Full Motion Video », la qualité du rendu est plutôt mauvaise – ça pique les yeux – , c’est équivalent à Sewer Shark et Ground Zero Texas (un fabuleux nanard aussi celui là !). Vu le rendu, la qualité du jeu d’acteur et des doublages, on se croirait un peu devant RTL9 à 23h00 sur une TV 36 cm (et avec une mauvaise réception hertzienne …).

Il n’empêche que je suis bien heureux d’avoir (enfin) dégotté ce titre. Il me tarde de le montrer à de plus jeunes joueurs, histoire de leur prouver que le film interactif n’est pas né avec Heavy Rain (même s’il n’est pas non plus né avec Night Trap). Remarquez que je prends un risque : avec ce jeu, ils vont bien se foutre de moi et de mon bidule aux deux alimentations, mais bon, quand on aime …

Pour les plus curieux d’entre vous, je conseille aussi le très complet article de grospixels.com, j’y ai notamment appris que « Double Switch » était la quasi-suite de Night Trap. Je vous renvoi enfin à cet article du même numéro de Joypad, lequel revient sur la polémique américaine ayant un temps menacé la commercialisation du titre, vraisemblablement à l’origine de la création de l’ESRB, organisme de contrôle et d’évaluation de l’âge conseillé pour la pratique du jeu vidéo aux US (l’équivalent de notre PEGI).

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