Oldies #11 – PC Engine SuperGrafx (Nec)

Un peu plus d’un an après avoir acquis une PC Engine Duo, je suis tombé (sans la chercher, comme souvent) sur une très belle PC Engine SuperGrafx en loose. Bon prix, vendeur sympa, j’ai donc craqué sur cette singulière machine, sorte de PC Engine 1.5.

A l’origine, la SuperGrafx devait être la nouvelle PC Engine, celle qui devait contrer la Megadrive mais surtout, la Super Famicom.

Dans la chronologie Nec, cette machine apparait en octobre 1989, soit presque une année après l’Interface Unit / CD-Rom ² et deux ans après le lancement de la PC Engine. Etonnamment, la machine sortit avec la CoreGrafx et … la PC Engine Shuttle ! Nec aimait  brouiller les pistes ;).

Vous connaissez tous l’histoire, le produit fut un échec pour Nec qui préféra (à raison) se différencier de la concurrence. La firme capitalisa donc son avance technologique sur le support et se concentra ainsi sur le développement du CD Rom  via la PC Engine Duo et ses futures itérations.

Retroblog - SODIPENGNous avons eu la chance de bénéficier d’une distribution française des consoles NEC via SOciété DIstributrice de la Pc ENGine (SODIPENG). La SuperGrafx que j’ai dégotée est issue de cette distribution, à l’image de ma bien aimée CoreGrafx.

Particularité de ces PC Engine SODIPENG, la modification de la sortie vidéo, au format RVB, amélioration significative de l’affichage par rapport au signal composite des modèles japonais originaux.

SODIPENG effectuait donc quelques modifications d’ordre électronique, lesquelles sont particulièrement visibles une fois la coque de la machine retirée. Notez qu’il y avait de la cohérence dans le choix des fils utilisés, rouge/vert/bleu :D.

SODIPENG rajoutera un boitier péritel pour compléter sa modification, l’Audio Video Plus. Avec la SuperGrafx, J’ai récupéré le même que celui que je possédait déjà (en bas à droite sur la photo), mais je me suis rendu compte qu’il devait en exister un autre (les deux photos du dessus), à raccorder directement au port d’extension arrière des PCE/CoreGrafx/SuperGrafx, à l’image du réçent (et très utile) NEC AV Box d’Otaku’s Store. Ce boitier SODIPENG « alternatif » m’intrigue; je suis curieux de savoir si il permet d’avoir un signal RVB en se passant d’une modification interne à la console.

Un détail qui, on s’en souvient, me fait considérer qu’il s’agit bien ici d’une amélioration du système; le fusible n’est plus soudé à la PCB … Pour le reste, on est à des années lumières de la fabuleuse et novatrice compacité de la PC Engine. Il y du « vide » sur cette PCB, la faute au design de la machine, dont la taille n’est pas sans me rappeler celle de la TurboGrafx16, version américaine de la PC Engine.

Effectivement, question look, elle en impose cette SuperGrafx. Je lui trouve un côté « militaire ». Avec la typologie si particulière de son logo, ses couleurs gris/turquoise (la première d’une longue série) et ses faux boulons, elle fait plus « arme soviétique » que bijou technologique.

Je l’aime bien cette machine, mais je la trouve beaucoup moins attachante et novatrice que sa prédécesseur. Après, si le passage de 8 à 16 bits (mon oeil !) devait faire doubler la taille de la console … Au moins la SuperGrafx annoncait d’emblée la couleur à l’acheteur: elle était PUISSANTE (mouais …).

Pourtant, cinq jeux seulement sortirent « dédiées » à la SuperGrafx (SG-Cards), laquelle était heureusement rétrocompatible avec le catalogue d’HuCards de la PC Engine ! Cinq c’est très peu (moins que le Virtual Boy c’est dire …). Sur ces cinq titres, je n’ai récupéré que l’anecdotique Battle Ace et le terriblement beau (mais difficile) Ghouls’n Ghosts. Il me restera donc à dénicher Granzort et si les Dieux sont avec moi; 1941: Counter Attack et Aldynes.

Détail intéressant; mais sous exploité, la SuperGrafx pouvait « booster » certains titres HuCards traditionnels en améliorant, grâce aux capacités accrues de la console, leur rendu sonore et visuel. Au final, seul Darius Plus en bénéficiera.  Il y a également Darius Alpha, mais vu la rareté (800 exemplaires), il faut oublier, ou … se soigner !

J’écrivais précédemment que la machine fut un échec et insinuait que Nec aimait la complication. A titre d’illustration, sachez que si vous voulez jouer à l’ensemble de la ludothèque PC Engine et tous ses supports, Hucards, SG-Cards et CD-Rom, sur une seule machine, c’est possible. Il vous faudra cependant soit, une Interface Unit + CD-Rom ² ainsi qu’un adaptateur, le RAU-30 (plutôt rare) ou à défaut, un Super CD-Rom ², bien plus pratique.

Dernier élément étonnant de la SuperGrafx, lequel est peut être la clé de compréhension du design et du concept très « arcade » à l’origine de la machine: le Power Console. Comme l’indique la publicité ci-dessus, la console aurait pu être associée à un accessoire permettant de simuler le pilotage de vaisseaux ! Les SHMUP étaient en effet prédominant sur le support et des hits de l’arcade tels que, Darius, After Burner II ou Galaxy Force II devait sortir sur SuperGrafx. J’ai découvert l’existence de ce dernier grâce à la Bible PC-Engine, et je ne peux que vous inviter, si ce n’est pas encore fait, à vous y plonger également (cf. p.125).

Etonnante machine donc, qui me donne beaucoup de fil à retordre avec Dai Makaimura depuis plus d’un mois maintenant. J’avoue d’ailleurs partager mon temps libre entre bricolage sur mon Astro City et jeux sur PC Engine (R-Type et SplatterHouse). J’ai beau avoir des machines récentes et de très bons jeux New Gen à boucler, seuls ces vieux titres et machines m’intéressent, et de plus en plus …

Allez, pour conclure, la traditionnelle (et annuelle) photo de famille ;).

Bonus ! Petite revue de presse de l’époque 1990-91 de Tilt & Player One (possible grâce aux ressources de abandonware-magazines.org).

Commande #3 – TurboGrafx (shoot’em up !)

Je viens de commander un lot entièrement neuf sur moeroshop.net, composé d’une TurboGrafx PAL, de Blazing Lasers (version US de Gunhed), de Galaga 90 (version US de Galaga 88 !), de R-Type, et d’un TurboStick.

Pour l’historique, la TurboGrafx 16 (TG16) est la version destinée au marché nord-américain de la PC Engine (PCE). Elle est sortie il y a 20 ans, en août 1989. Elle fonctionne avec des HuCARD renommées « TurboChips ». Le brochage des TurboChips est inversé par rapport à celui des HuCARD, créant une incompatibilité matérielle entres les jeux de ces différents supports. Les jeux de la TG16 ont donc été localisés et certains d’entres eux sont exclusifs à ce support.

Alors que la PCE était importée et adaptée (NTSC vers PAL) pour la France et le Benelux par une société française, SODIPENG (« Société de Distribution de la PC Engine »), c’est la TG16 qui fut commercialisée sur le territoire britannique.

La société anglaise « Telegames » s’est donc chargée de l’importation et de l’adaptation (là encore NTSC vers PAL) de la TG16 pour le Royaume Uni. Désormais sobrement renommée « TurboGrafx » (plus de communication mensongère …), cette dernière conserve le hardware et la localisation de la TG16 mais sa compatibilité PAL (puce Sony CXA1145) s’opère au détriment de la fréquence d’affichage, désormais limitée à 50hz (et plus 60 Hz comme sur PCE ou TG16).

Les autres différences entre les versions US et UK de cette TurboGrafx, sont la connectique (AV pour UK et RF pour US), la couleur (Grise pour UK et noire pour US) et le logo (observez bien les photos).

Pour d’autres précisions je vous conseille vivement l’excellent ouvrage « La Bible PC Engine » co-réalisé par les équipes de Pix’N Love et Necstasy. Ce dernier vous apprendra entre autre, que la taille de la TG16 a été volontairement augmentée pour justifier son prix et son positionnement par rapport à la concurrence de l’époque, et que le « 16 » fièrement arboré par le logo de la TG16 n’était non pas une référence à la notion de « 16 bits » chère à SEGA et sa Genesis, mais une indication de l’âge des consommateurs visés (on y croit tous…).

Enfin, à ceux qui se demanderaient pourquoi commander une version UK de la PC-Engine, je répondrais :

« Parce qu’elle est neuve (malgré ses 19 ans …), qu’elle n’est pas chère, qu’elle est plutôt rare et … que R-Type en version US – une seule HuCARD TurboChip tourne dessus ! »

Voilà, on se retrouve pour une vidéo/test de la bête dès son arrivée.

Commande #2 – HuCARD Street Fighter II’

Une petite merveille commandée en début de semaine sur http://Akibadai.com m’attendait sagement dans la boite au lettre.

SF #1

La HuCARD de Street Fighter II est l’unique version disponible sur la PC-Engine du fameux jeu de Capcom. Sortie en 1993 ce jeu est ici dans sa déclinaison prime ou Champion Edition: Les boss sont jouables et la vitesse est réglable.

Pour rappel la PC-Engine est sortie en 1987 et à l’époque, elle concurrençait la NES ! Six années plus tard, la même console faisait tourner quasiment à l’identique le titre phare de la Super NES ! (et sans aucun ajout à son hardware).

Plus fort encore, cette HuCARD de 20 Mo (la plus grosse jamais produite) tournait sur la version portable de la Core Grafx ! En face il y avait la Game Boy et la Game Gear (no comment …).

Encore bravo aux ingénieurs de Nec et d’Hudson.

Bon je vous laisse, ma GT m’appelle.

Ah oui, le jeu a été commandé neuf pour 24,90 € (avis aux amateurs…).

Oldies #1 – PC Engine GT

Bonjour à tous,

Pour inaugurer mon blog j’ai pensé à cette merveille, la “Rolls des portables”, dégottée sur eBay et reçue il y quelques jours.

J’étais tellement heureux (17 années a patienter …), que j’ai passé plus de temps à l’astiquer et la regarder plutôt qu’à y jouer et quand on y pense, c’est pas plus mal vu sa consommation (6 piles ça faisait fait mal) !

Une PC Engine GT c’est deux processeurs (2x Huc6280) cadencés à 7.16MHz chacun, jusqu’à 320×256 pixels de résolution et 512 couleurs, deux composants 16 bits VDC (Video Display Processor) et VCE (Video Color Encoder) et un Port Hucard lui assurant une parfaite compatibilité avec les 310 HuCards connues, le tout pour un poids 440 g (hors piles!)

Une vidéo de cette merveille est dispo ici.

En attendant, quelques liens :

Obsolete-tears

MO5.COM

A plus.