RetroMemory #4 – Night Trap

Et oui, vous avez bien lu, « Nigh Trap », LE jeu du Mega CD qui, avec Dune (je n’avais vu que l’intro …), Road Avenger et Silpheed, me faisait rêver de posséder le support.

J’ai un moment cherché ce titre puis l’ai un peu oublié, jusqu’à ce que je tombe sur cet excellent article signé « BigBossFF ». Coup de bol, 5 min après sa lecture, je repérai une vente de titres Mega CD sur leboncoin. 2 jours plus tard et 20 euros en moins, les deux versions PAL (FR et EUR) de Night Trap étaient mienne.

Plutôt que de vous refaire l’historique de ce cultissime titre de Sega, l’article de notre ami  Gamekulteur le fait très bien, je me suis dit qu’un peu de archéoretrologie serait finalement plus sympa. Et comme le dos de la jaquette FR reprenait un extrait de la critique faite à l’époque par Joypad (mai 1994), je vous ai reproduit cette dernière.

Joypad 031 - Page 124 (1994-05)

Joypad 031 - Page 125 (1994-05)-1

En ce qui me concerne, les impressions sont très bonnes, mais en même temps, voilà des lustres que j’ai perdu toute objectivité concernant le Mega CD … La qualification de « Nanard » utilisé par la quasi totalité des joueurs s’étant exprimé sur le titre est justifiée. Pour avoir testé la version originale et la version doublée français, je confirme que la localisation des dialogues de cette dernière démultiplie l’effet comique ! Comme d’autres titres Mega CD en « Full Motion Video », la qualité du rendu est plutôt mauvaise – ça pique les yeux – , c’est équivalent à Sewer Shark et Ground Zero Texas (un fabuleux nanard aussi celui là !). Vu le rendu, la qualité du jeu d’acteur et des doublages, on se croirait un peu devant RTL9 à 23h00 sur une TV 36 cm (et avec une mauvaise réception hertzienne …).

Il n’empêche que je suis bien heureux d’avoir (enfin) dégotté ce titre. Il me tarde de le montrer à de plus jeunes joueurs, histoire de leur prouver que le film interactif n’est pas né avec Heavy Rain (même s’il n’est pas non plus né avec Night Trap). Remarquez que je prends un risque : avec ce jeu, ils vont bien se foutre de moi et de mon bidule aux deux alimentations, mais bon, quand on aime …

Pour les plus curieux d’entre vous, je conseille aussi le très complet article de grospixels.com, j’y ai notamment appris que « Double Switch » était la quasi-suite de Night Trap. Je vous renvoi enfin à cet article du même numéro de Joypad, lequel revient sur la polémique américaine ayant un temps menacé la commercialisation du titre, vraisemblablement à l’origine de la création de l’ESRB, organisme de contrôle et d’évaluation de l’âge conseillé pour la pratique du jeu vidéo aux US (l’équivalent de notre PEGI).

Capture d’écran 2010-12-15 à 13.22.41

Achats – Jeux Megadrive et Mega CD

C’est la fête au combo Megadrive & Mega-CD cette semaine.

Il y a eu une belle fournée de jeux Mega-CD:

Ecco the Dolphin, mouais pas mal. Musique au top, graphisme décevants.

Wonder Dog. Une belle surprise (mais les cinématiques sont à ch***).

Final Fight CD… rien à dire, c’est le top ! (jetez un coup d’oeil ici)

Et quelques titres Megadrive bien sympa:

Sonic. Du tout bon, mais en version US !

Jurassic Park. Pas essayé encore mais j’ai cru comprendre que le prochain Retro Game Test en parlera …

Arrow Flash, un shmup inconnu en ce qui me concerne. Pas mal, sans plus.

Super Monaco GP II, avec Ayrton sur la jaquette ! J’ai adoré ce jeu. Je me souviens l’avoir fait essayer à mon père. Sa première expérience de jeu vidéo je crois (et sa dernière ;-))

RetroPub – Megadrive + Mega CD

Un p’tit post pour commencer une nouvelle rubrique sur le blog, opportunément dénommée RetroPub.

Parce que ces pub qui pullulaient dans nos bon vieux mag de jeux vidéo et que nous redécouvrons aujourd’hui, sont autant d’occasions de nous remémorer ces jeux et consoles qui nous faisaient tant envie.

Une rubrique nostalgie que j’ai voulu thématique, et comme mes aspirations retro-videoludique du moment tournent autour de SEGA, commençons par la communication sur le couple [MEGADRIVE + MEGA CD] telle qu’elle pouvait être rencontrée à la sortie de l’accessoire qui nous promettait la claque interactive.

Dune:

Night Trap:

Tomcat Alley:

Sewer Shark:

En bonus, parce qu’on regardait aussi la télé à cette époque …

RetroMemory #2 – Silpheed

Un RetroMemory consacré au jeu Silpheed sur Mega-CD.

Shoot them up mythique du Mega-CD, ce titre développé par Game Arts constituait  à sa sortie en 1993, une véritable vitrine des capacités du lecteur CD de SEGA : Graphismes et cinématiques en 3D, musiques et voix de qualitée CD (enfin … normalement).

Avec un titre comme celui-ci, Game Arts permettait à SEGA de rivaliser avec le Starwing de Nintendo. Jetez donc un coup d’œil à cette preview du jeu (ça donnait vraiment envie …).

Shmup à scrolling vertical (avec un gros sprite en bas de l’écran et de tous petits pixels en haut), le jeu nous place aux commandes du Silpheed, vaisseau représenté en vue arrière (comme un starwing donc), lequel se manie aisément, même si ses possibilités de déplacement sont assez limitées comparé à son principal concurrent.

Plutôt traditionnel dans son approche du shmup, sa principale caractéristique reste son arrière-plan dont l’animation est foisonnante (apparitions de vaisseaux, de planètes, d’explosions, …). Les détails apportés au background renforcent ainsi l’immersion et participent grandement à l’intérêt du soft, lequel rappel fortement la série Battlestar Galactica.  Ce dernier point contrebalance en partie la qualité juste moyenne des ennemis. Ces derniers ne bénéficient pas d’un design travaillé et les boss de fin de niveaux sont loin d’être inoubliables.

Concernant l’armement, outre le double tir vertical immédiatement disponible, il sera possible de faire varier chacun des deux tirs (droite et gauche) à chaque nouveau stage, un second tir étant disponible dès le troisième niveau. Avec un total de 5 crédits et pas de sauvegarde, terminer les 11 niveaux nécessitera pas mal d’entraînement (je n’ai pas encore réussi à le finir). On se consolera en précisant que le Silpheed dispose d’un bouclier qui peut être rechargé pendant la partie (Ce n’est donc pas un R-Type …).

Notez enfin que Silpheed à connu une suite chez le même éditeur intitulé « Silpheed : The Lost Planet », disponible sur PS2. Concernant le jeu de Square Enix « Project Sylpheed » (oui, avec un « Y ») sur xbox 360 je ne sais pas si il y a un rapport avec le titre de Game Arts.

Pour conclure, et afin d’honorer ce jeu comme il le mérite, je vous ai préparé deux p’tites vidéos, lesquelles vous donneront un meilleur aperçu du titre.

A+

[PS: Concernant la modification de la prise péritel RVB de la Megadrive II mentionnée dans la vidéo, je vous renvoi vers le très bon article d’Obsolete-Tears (…) concernant le test de Road Avenger, le fameux « karkaradon » est en fait le bien connu « Hooper » ]

Oldies #4 – SEGA Megadrive II + Mega-CD II

Bonjour à tous, chers amis Retrogamers,

Pour plus d’immersion (et de souvenirs) , je vous invite à lancer ce fichier audio tout en parcourant cet article consacré au Mega-CD de SEGA.

[powerpress]

Le Mega-CD, c’est l’accessoire de SEGA permettant à la firme d’étendre la durée de vie de sa Megadrive et de capitaliser l’engouement du public de l’époque pour le support CD, à l’image de ce que fit NEC avec l’extension CD-ROM de sa PC-Engine dès 1988.

Sorti en 1991 au Japon dans une première version à tiroir rappelant les premières platines CD-Audio de l’époque, il fut commercialisé aux Etats Unis sous le nom de SEGA CD et en France dans sa deuxième version, sous l’appellation de Mega-CD II dès septembre 1993.

C’est cette version que j’ai trouvée sur leboncoin.fr, accompagnée de sa Megadrive II au design assorti et de 7 jeux dont Road Avenger (livré en bundle avec la console), Sewer Shark et Ground Zero Texas.

Après avoir dénicher une splendide PC-Engine GT, c’est un deuxième rêve de gamin que je réalise avec ce Mega-CD, celui du môme de 13 ans qui jouait sur Megadrive et qui bavait sur les screenshots de Silpheed, Batman Returns et Night Trap.

Après m’être essayé avec beaucoup de plaisir aux fameuses vidéo interactives caractéristiques du support, mes impressions sont très bonnes. Bien que doté d’un lecteur simple vitesse, les temps de chargement du Mega-CD ne m’ont pas choqué (en même temps, les quantités de données à transférer ne sont pas celles d’un jeu récent …), la qualité des vidéos et le coté « séries Z » assumé de Sewer Shark et Ground Zero Texas m’ont même bien fait marrer !

Avec ses CD pouvant stocker 650 Mo de données, on est a priori bien loin des cartouches Megadrive de 4 à 8 Mo et pourtant, la révolution graphique et sonore annoncée par SEGA n’aura pas lieu …

On reprochera entre autre au support, son prix exorbitant de 2000 francs  (rappelons que ce n’était qu’un accessoire …), ainsi que le nombre restreint de couleurs affichables simultanément. Le Mega-CD disposait de la seule palette 32 couleurs de la Megadrive pour faire tourner ses jeux et ses vidéos ! Avec une Super Nintendo qui en affichera jusqu’à 256 pour moins cher, les joueurs (dont je fais partie) se détournèrent logiquement de l’accessoire.

Au final, outre ses vidéos (semi)interactives, rares seront les jeux propres au support qui auront marqué les joueurs, beaucoup des titres de la ludothèque Mega-CD se limitant  à de simples compilations ou de rapides adaptations CD des titres Megadrive, aux musiques et introductions retravaillées.

Pourtant, certains diront que les versions Mega-CD de Final Fight, The Terminator, ou bien encore Sonic n’ont pas d’équivalents …

Afin d’accentuer le plaisir procuré par ma trouvaille je me suis rué sur abandonware-magazines.org afin de retrouver le numéro spécial de Mega-Force acheté à l’occasion de la sortie du Mega-CD. Je l’ai trouvé, accompagné du CD-Audio composé des extraits sonores des jeux dispo à sa sortie (magazine et CD, une première en 1993 !), extraits que vous êtes normalement en train d’écouter…