Oldies #11 – PC Engine SuperGrafx (Nec)

Un peu plus d’un an après avoir acquis une PC Engine Duo, je suis tombé (sans la chercher, comme souvent) sur une très belle PC Engine SuperGrafx en loose. Bon prix, vendeur sympa, j’ai donc craqué sur cette singulière machine, sorte de PC Engine 1.5.

A l’origine, la SuperGrafx devait être la nouvelle PC Engine, celle qui devait contrer la Megadrive mais surtout, la Super Famicom.

Dans la chronologie Nec, cette machine apparait en octobre 1989, soit presque une année après l’Interface Unit / CD-Rom ² et deux ans après le lancement de la PC Engine. Etonnamment, la machine sortit avec la CoreGrafx et … la PC Engine Shuttle ! Nec aimait  brouiller les pistes ;).

Vous connaissez tous l’histoire, le produit fut un échec pour Nec qui préféra (à raison) se différencier de la concurrence. La firme capitalisa donc son avance technologique sur le support et se concentra ainsi sur le développement du CD Rom  via la PC Engine Duo et ses futures itérations.

Retroblog - SODIPENGNous avons eu la chance de bénéficier d’une distribution française des consoles NEC via SOciété DIstributrice de la Pc ENGine (SODIPENG). La SuperGrafx que j’ai dégotée est issue de cette distribution, à l’image de ma bien aimée CoreGrafx.

Particularité de ces PC Engine SODIPENG, la modification de la sortie vidéo, au format RVB, amélioration significative de l’affichage par rapport au signal composite des modèles japonais originaux.

SODIPENG effectuait donc quelques modifications d’ordre électronique, lesquelles sont particulièrement visibles une fois la coque de la machine retirée. Notez qu’il y avait de la cohérence dans le choix des fils utilisés, rouge/vert/bleu :D.

SODIPENG rajoutera un boitier péritel pour compléter sa modification, l’Audio Video Plus. Avec la SuperGrafx, J’ai récupéré le même que celui que je possédait déjà (en bas à droite sur la photo), mais je me suis rendu compte qu’il devait en exister un autre (les deux photos du dessus), à raccorder directement au port d’extension arrière des PCE/CoreGrafx/SuperGrafx, à l’image du réçent (et très utile) NEC AV Box d’Otaku’s Store. Ce boitier SODIPENG « alternatif » m’intrigue; je suis curieux de savoir si il permet d’avoir un signal RVB en se passant d’une modification interne à la console.

Un détail qui, on s’en souvient, me fait considérer qu’il s’agit bien ici d’une amélioration du système; le fusible n’est plus soudé à la PCB … Pour le reste, on est à des années lumières de la fabuleuse et novatrice compacité de la PC Engine. Il y du « vide » sur cette PCB, la faute au design de la machine, dont la taille n’est pas sans me rappeler celle de la TurboGrafx16, version américaine de la PC Engine.

Effectivement, question look, elle en impose cette SuperGrafx. Je lui trouve un côté « militaire ». Avec la typologie si particulière de son logo, ses couleurs gris/turquoise (la première d’une longue série) et ses faux boulons, elle fait plus « arme soviétique » que bijou technologique.

Je l’aime bien cette machine, mais je la trouve beaucoup moins attachante et novatrice que sa prédécesseur. Après, si le passage de 8 à 16 bits (mon oeil !) devait faire doubler la taille de la console … Au moins la SuperGrafx annoncait d’emblée la couleur à l’acheteur: elle était PUISSANTE (mouais …).

Pourtant, cinq jeux seulement sortirent « dédiées » à la SuperGrafx (SG-Cards), laquelle était heureusement rétrocompatible avec le catalogue d’HuCards de la PC Engine ! Cinq c’est très peu (moins que le Virtual Boy c’est dire …). Sur ces cinq titres, je n’ai récupéré que l’anecdotique Battle Ace et le terriblement beau (mais difficile) Ghouls’n Ghosts. Il me restera donc à dénicher Granzort et si les Dieux sont avec moi; 1941: Counter Attack et Aldynes.

Détail intéressant; mais sous exploité, la SuperGrafx pouvait « booster » certains titres HuCards traditionnels en améliorant, grâce aux capacités accrues de la console, leur rendu sonore et visuel. Au final, seul Darius Plus en bénéficiera.  Il y a également Darius Alpha, mais vu la rareté (800 exemplaires), il faut oublier, ou … se soigner !

J’écrivais précédemment que la machine fut un échec et insinuait que Nec aimait la complication. A titre d’illustration, sachez que si vous voulez jouer à l’ensemble de la ludothèque PC Engine et tous ses supports, Hucards, SG-Cards et CD-Rom, sur une seule machine, c’est possible. Il vous faudra cependant soit, une Interface Unit + CD-Rom ² ainsi qu’un adaptateur, le RAU-30 (plutôt rare) ou à défaut, un Super CD-Rom ², bien plus pratique.

Dernier élément étonnant de la SuperGrafx, lequel est peut être la clé de compréhension du design et du concept très « arcade » à l’origine de la machine: le Power Console. Comme l’indique la publicité ci-dessus, la console aurait pu être associée à un accessoire permettant de simuler le pilotage de vaisseaux ! Les SHMUP étaient en effet prédominant sur le support et des hits de l’arcade tels que, Darius, After Burner II ou Galaxy Force II devait sortir sur SuperGrafx. J’ai découvert l’existence de ce dernier grâce à la Bible PC-Engine, et je ne peux que vous inviter, si ce n’est pas encore fait, à vous y plonger également (cf. p.125).

Etonnante machine donc, qui me donne beaucoup de fil à retordre avec Dai Makaimura depuis plus d’un mois maintenant. J’avoue d’ailleurs partager mon temps libre entre bricolage sur mon Astro City et jeux sur PC Engine (R-Type et SplatterHouse). J’ai beau avoir des machines récentes et de très bons jeux New Gen à boucler, seuls ces vieux titres et machines m’intéressent, et de plus en plus …

Allez, pour conclure, la traditionnelle (et annuelle) photo de famille ;).

Bonus ! Petite revue de presse de l’époque 1990-91 de Tilt & Player One (possible grâce aux ressources de abandonware-magazines.org).

Bricolage – Remplacement d’un fusible sur CoreGrafx (NEC)

Bien dans ma phase PC-Engine en ce moment, je me suis sérieusement remis au SHMUP histoire de boucler au moins une fois Super Star Soldier et Gradius avant l’arrivée d’une nouvelle fournée de hits mais malheureusement, ce n’est pas pad en main que j’ai passé le plus de temps avec ma console cette semaine …

Je vous la fait courte, ma CoreGrafx est un modèle « Sodipeng » (distributeur français de l’époque) qui sort un signal RVB à l’aide d’un câble audio/vidéo dédié. Avant-hier, je branche ma console sur une vieille TV pour étrangement n’obtenir que du son ! Et sans images, pas facile pour boucler son SHMUP …

Histoire de vérifier que le (Sodi)câble péritel ne déconnait pas, j’ai remplacé ce dernier par un câble composite (celui de mon AES, –le mariage improbable-). Epic Fail, plus d’image et plus de son ! (J’apprendrai plus tard qu’une Sodipeng ne doit JAMAIS être raccordée avec un câble composite).

Il faut savoir que sur une PC-Engine, rien n’indique que la console fonctionne (ou pas). Après de multiples tentatives, j’ai googlé mon problème et suis tombé sur une forte présomption de « grillage de fusible ».

J’ai donc entrepris de démonter la console pour me rendre compte qu’effectivement cela devait venir du fusible.

Deux jours plus tard, et délesté de deux euros, me voilà fer à souder en main prêt à opéré ma CoreGrafx pour lui virer son fusible usagé et lui en greffer un neuf avec un beau support adapté (Yeah ! Pimp my Core !).

Dessoudage, limage, ajustage (?!) et pose de mon porte fusible. Je teste, tout fonctionne, je suis fier, très fier.

A ce stade des opérations, j’entreprends le remontage de la coque et là, bien sûr, mon porte fusible bloque, il ne me permet pas de reposer le diffuseur de chaleur (grosse pièce métalique).

Après avoir essuyé mes larmes, je me suis remis au boulot ressoudant (avec succès) le fusible directement sur la carte mère me permettant cette fois-ci, de remonter sans difficulté l’habillage de ma CoreGrafx.

Je tiens à préciser que pour cet article, aucun condensateur ni transistor n’a été blessé et que ma CoreGrafx malgré sa convalescence, a vaillamment affiché mes minables et infructueuses tentatives de boucler Gradius.

Enfin, je retiendrai deux choses de cette mésaventure, la première, c’est la qualité des conseils et la disponibilité des membres de l’inénarrable forum Necstasy et la seconde, c’est qu’il doit y avoir un paquet de PC-Engine vendues « Junk » réparables pour 1€. A bon entendeur 😉

Oldies #10 – PC Engine DUO (NEC)

Et voilà, avec cette «Duo», c’est une autre de ces consoles mythiques des années 90 que je rêvais de posséder, après l’avoir découverte en détail à la lecture de la Bible PC Engine vol.1.

PC Engine Duo – Design simple et épuré, intemporel

Pas vraiment décidé à franchir le pas malgré mes constantes recherches, je m’étais fait une raison et envisageais de la commander au Japon au prix fort, la faute aux frais de port et de douanes (souvenez vous de mon AES …). Non parce qu’après avoir écumer leboncoin et eBay, j’en ai croisé des offres farfelues du genre en loose cassée sans câbles ni manettes pour 100€ FDPO !

Derrière cette trappe se cache un emplacement pour HuCARDs

Et puis je me suis dit qu’il fallait voir combien un pro pourrait me la vendre et là bingo (!), j’ai trouvé mon bonheur en visitant tout fébrile (il faut s’y rendre pour comprendre) l’étonnante boutique nancéienne Cyber Soft. Pas vraiment bon marché mais dispo de suite, garantie et manipulée avant sortie de la CB.

Cyber Soft – Paradis pour retrogamer lorrain

Dans sa très sobre livrée anthracite (garantie anti-jaunissement, forcément), cette magnifique itération « CD » de la PC Engine est comme le terme « Duo » l’indique , une sorte de deux en une, moitiée Core Grafx et moitiée Super CD-Rom2 .

Pour être franc, j’ai mis du temps à comprendre toutes les subtilités de la gamme PC Engine et plus particulièrement le fonctionnement de ses extensions …

Les entrailles de la bête, elle n’a jamais subi d’outrage (ouf !)

Pour qui souhaite découvrir la ludothèque CD-Rom de la PC Engine, il y aurait donc (en l’état de mes connaissances) deux «types» de possibilités.

  • La première, consiste en l’adjonction d’un accessoire à la PC Engine; soit un (1) lecteur CD-Rom2 et son Interface Unit, soit (2) un lecteur Super CD-Rom2. Principales différences entre ces deux accessoires; la vitesse du lecteur et surtout l’ajout de mémoire, optionnel sur CD-Rom2 via le recours à une Super System / System Card (ça va vous suivez ?).
  • La seconde, plus simple (quoique …) suppose l’acquisition d’une seule console, une PC Engine de type «Duo». Comme expliqué plus haut, une «Duo» c’est en fait une Core Grafx et Super CD-Rom2 (avec la mémoire qui va bien donc ;-)). Simple ? Bein pas tant que ça car il en existe trois modèles. La Duo (PI-TG008 de 1991), la Duo «R» pour «révision», sorte de version meilleure marché et fiabilisée de la première (PI-TG010 de 1993) et enfin la Duo «RX» identique à la précédente sauf pour le pad, qui passe de deux à six boutons (PCE-DUORX de 1994).

Pas facile à piger n’est-ce pas ? Et bien là encore, je vous renvois vers l’excellentissime Bible PCE.

Numéro de série identique sur boite et console. Lot original, non recomposé

Pour revenir à mon acquisition, ma version est donc une duo première génération, dotée d’une sortie audio avec réglage, d’un verrouillage de la trappe à disque et … de la possibilité de se voir associer un écran et une batterie externe pour le transport (c’est qu’on les aime les accessoires chez NEC !).

Sortie vidéo, port casque avec volume, deux particularités de cette première Duo

La mienne était vendue avec sa boite et tous ses accessoires, à l’exception de sa notice. Elle était belle mais «dans son jus», avec 20 ans de poussière incrusté j’ai vraiment senti le vintage à l’ouverture. Bon, vous y êtes habitué maintenant, il y a eu une bonne séance de démontage/décrassage et depuis les amis, je suis heureux, juste heureux …

Mon seul regret c’est que je ne possède encore aucun titre en version CD pour cette machine (on ne se moque pas !), j’ai bien lu qu’elle acceptait sans broncher des backup sur CD-R mais ce n’est pas trop la philosophie liée à l’achat. L’ami Neocalimero m’a conseillé quelques incontournables dont CD Denjin, Sapphire (Ouch ! Il fait mal au portefeuille celui-là), Star Parodier, Manjimaru II, Gate of Thunder ou bien encore Winds of Thunder.

Verrouillage du capot CD autre particularité de ce modèle

Après recherches, j’ai bien envie de craquer pour ce dernier mais à 50€ pièce, je me tâte encore un peu … Si vous voyez d’autres incontournables ou que vous avez de bons plans sur le support, faites moi signe (excepté les RPG que je ne pratique pas faute de temps).

Adaptateur et câble vidéo originaux mais du composite, dommage …

Pad deux boutons, abandonné sur la Duo RX. Sa couleur est assortie à celle de la Duo

Avant de vous laisser, je vous invite à découvrir ces deux spots TV consacrés à cette PC Engine DUO, dont un devrait plaire à ce même Neocalimero …

… et surtout, je vous invite à découvrir, si vous passez à Nancy, ce merveilleux endroit qu’est Cyber Soft 48 rue Henri Poincaré à Nancy.

La traditionnelle photo de famille. Elles sont belles …

Paddle – Avenue Pad 6 (NEC)

Voilà plus d’un an que je convoitais cette manette, accessoire indispensable pour (enfin !) s’adonner aux joies de Street Fighter II’ Champion Edition sur ma bien aimée Core Grafx.

Loin d’être ma priorité, je suis finalement tombé dessus au hasard, en allant faire dédicacer les Histoires de Nintendo Vol. 1 & 3 lors du Retro Game Day de la semaine dernière.

Acheté 30 euros sur le stand d’Otaku’s Store, me voilà donc en possession du pad ultime de la PC Engine, avec ses 6 boutons, son mode ralenti, ses autofires et sa qualité de fabrication, toujours exemplaire.

C’est une superbe pièce, le dessin est original, il rend cette manette inimitable. Une plaque en plexiglas recouvre le dessus du pad protégeant les inscriptions et lui conférant une sensation agréable au touché.

La maniabilité, pad en main sur SFII’CE est excellente. Son ergonomie est parfaite sur ce jeu, même si les habitués de la version Super Nintendo chercheront instinctivement les boutons de tranche lors d’une partie.

D’après l’excellentissime Bible de la PC Engine, ce pad serait sortie le 28 mai 1993, soit deux semaine avant SFII’CE. Pas vraiment nécessaire pour les autres titres de la ludothèque PCE, il serait néanmoins utile pour certains portages CDROM², tel que Fatal Fury ou World Heroes.

J’oubliais, pas de loose pour cette belle pièce, quasi neuve, mais la boite et le plastique intérieur qui vont bien 😉

Je trouve cette manette magnifique, elle trônera désormais dans ma vitrine.

Bon, il me reste donc à concentrer mes recherches sur une Interface Unit ou un Super CDROM².

Achats – SHMUP (PCE, Saturn et Megadrive)

Voilà un billet que je reporte de longue date, le billet consacré à trois récentes (quatre en fait …) acquisitions, toutes consacrées au Shoot Them Up, un genre bien difficile mais qui m’attire de plus en plus et pour lequel j’ai besoin de parfaire ma culture ;-).

Souvenez-vous, j’avais craqué il y un moment déjà pour une Turbografx avec R-Type et Gunhed (enfin, Blazing Lazers sur TurboChip), deux merveilleux jeux de la PC Engine, archétypes du shoot horizontal pour le premier et vertical pour le second. Loin de les avoir retourné, je crevais d’envie de lancer un autre shmup de légende sur la PCE, Super Star Soldier. Non pas que ce dernier soit hors de prix ou introuvable, j’ai longtemps attendu de le dénicher au meilleur tarif.

En flânant sur eBay, je me suis en fin décidé à proposer une offre pour ce fameux titre … accompagné d’un Darius Gaiden sur Saturn. Offre acceptée par un vendeur japonais charmant, ce dernier m’a donc envoyé ces deux perles du genre en parfait état pour une trentaine d’euros FDPI. C’est Super Star Soldier que je recherchais; je connaissais finalement bien ce jeu grâce à sa ROM tournant sur Magic Engine (mais bon, rien ne vaut l’original). Par contre, Darius Gaiden est une put*** de bonne surprise.

Ce jeu est absolument dément et magnifique. Pour moi, le shmup sur Saturn c’est Radiant Silvergun (trop d’euros pour moi là …) et je ne m’attendais pas à être autant bluffé par ce Darius II. Ses graphismes et son animation sont excellents, et que dire de sa musique (avec ses chants tout droit sortis d’un opéra) et de sa jouabilité. Le jeu est certes difficile (encore que …) mais il a le mérite de m’avoir énormément surpris et de ne pas m’avoir éloigné de mon Virtua Stick avant un long moment.

Entre temps, j’avais récupéré sur Leboncoin, un lot de jeux Disney pour Megadrive. Le vendeur avait en plus un MERCS et un Thunder Force IV. Il ne lui restait plus que le Thunder Force de dispo. Il me l’a vendu une dizaine d’euros et une fois reçu et essayé (c’était ma première fois …) bein vous vous doutez que je me suis pris une autre belle baffe. Ce Thunder Force IV est donc un autre excellentissime jeu de shoot horizontal dont il faut retenir l’excellente maniabilité, l’animation (ça scroll dans tous les sens et les arrières plans sont sublimes) mais surtout le musique. Le travail effectué sur les bruitages et la musique de ce titre est incroyable. La Megadrive crache ses tripes. C’est bien simple, le rendu sonore est tellement bon que je le joue au casque (et c’est une 16 bits les amis, 16 bits !).

Et ce n’est pas tout. J’ai tellement kiffé ce Thunder Force IV que je me suis convaincu qu’il n’était pas sérieux de le faire tourner à 50Hz. L’ami Darius, dont je ne cesserai de louer la qualité du forum, m’a envoyé l’une de ses Megadrive switchée PAL/NTSC 50/60Hz et depuis, c’est un indicible bonheur de lancer ma Megadrive pour s’envoyer du bon jeu et du bon son.

Mais mon Dieu, que je manque de temps pour continuer à me consacrer à ces merveilles que j’accumule. Quoiqu’il en soit, retenez bien que de mon point de vue, Super Star Soldier est un excellent jeu, à la hauteur de sa réputation, d’une incroyable fluidité, que Thunder Force IV est un jeu de shoot énorme à la bande son dévastatrice, et qu’enfin Darius Gaiden sur Saturn est des trois, celui qui m’a le plus marqué, peut être parce que je ne m’y attendait pas.

Oldies #6 – NEC Core Grafx

Qu’il est beau ce mois d’avril … Le Retro Game Day ce samedi et le week-end dernier, cette trouvaille.

Vu sur leboncoin.fr à moins de 30 euros, elle est finalement partie pour 10 de plus. Vu l’état, je suis aux anges. Bien qu’en loose, la console est dans un parfait état de conservation. Et vous allez rire, c’est la première Core Grafx que je touchais.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que sa taille est impressionnante. Elle est très petite et plutôt lourde. Le sentiment de qualité perçue est très marqué. Avec la Neo Geo CD, c’est la console de salon « retro » que je trouve la mieux finie.

Je ne vais pas vous faire l’historique de la PC Engine, pour cela je vous renvoi vers les mêmes liens que ceux que je vous conseillais à l’occasion de mon post de présentation de la PC Engine GT (mon tout premier post sur Retroblog ;-)). Donc direction les éditions Pix’N Love et commande de la Bible PC Engine …

Sinon concernant cette Core Grafx, c’est un modèle SODIPENG (distribué en France donc). Sortie en 1989, soit deux ans après la PC Engine première du nom (la blanche), ses principales modifications sont à la fois:

– esthétiques: avec de légères modifications de la coque : cerclage plus marqué, couleur gris foncé, écritures bleues et plus rouges,

– technique: avec un nouveau pad doté d’un autofire 3 positions (comme sur la future GT) et une prise vidéo AV en lieu et place de la prise antenne,

– marketing: dorénavant, la console se nomme « Core Grafx » pour mieux marquer le fait que la console se situe au coeur/noyau du système PC Engine, constitué d’une multitude d’accessoires dont le CD-Rom 2, le Super CD-Rom 2, l’Arcade Card, …

Concernant les spécificités de notre fameux modèle SODIPENG, rien de particulier si ce n’est la présence (dieu merci !) de l’Audio Video Plus, un adaptateur permettant de profiter de la qualité d’une connectique RGB sur nos téléviseurs (et ça marche impec !). La console est de plus modifiée, de nouveaux raccordement ont vraisemblablement fait leur apparition dans mon exemplaire, et ceci est je crois, l’apanage de tous les modèles distribués sur notre sol.

Cerise(s) sur le gâteau, mon vendeur cédait pour la quarantaine d’euros convenue, un pad et un quadrupleur SODIPENG (bah, pas beau :-(), cela pourra s’avérer utile en cas de visite …

… il cédait également un Doraemon – Nobita no Arabian Night (merci la Bible !) ainsi …

… qu’un Space Invaders (Yes !!!)

En plus de mon Cyber Core et de mon Street Fighter II’ Champion Edition, voila donc quelques HuCards me promettant de belles heures de retrogaming.

Prochaines recherches, un Super CD-Rom 2, quoiqu’un Avenue Pad 6 serait bien utile pour SFII’.

En tous cas, merci leboncoin, merci !

RetroPub – PC Engine « SODIPENG »

Bonjour à tous,

Un deuxième RetroPub consacré à la PC Engine et plus particulièrement à la communication française de cette(ces) console(s).

Distribuée en France dès 1991 par la société  SODIPENG pour « Société Distributrice de la PC-Engine » , cette dernière n’a malheureusement pas réussie à imposer la PC Engine et ses différentes itérations sur notre sol. La faute à une communication  insuffisante ou approximative ? A vous de juger. En tous cas, les seules traces de publicités concernant la mythique console de NEC (et relevées par mes soins) ne durent que quelques mois, de 1990 à 1991.

Vous remarquerez que la communication s’est d’abord faite sur la Super Grafx et sur le CDRom2 avant de se recentrer sur la Core Grafx. De plus, il est étonnant de constater que SODIPENG semblait se positionner comme une marque, se substituant à NEC sur ses publicités. Il était en effet explicitement écrit SODIPENG PC ENGINE.

Publicité sur double page parue dans Joypad en octobre 91

Publicités parues dans Player One en novembre et décembre 1990

Publicités parues dans Player One en janvier 1990 et avril 1991

Publicités parues dans Player One en mai 1991 et juin 1991

Essentiellement connue à travers la Core Grafx (première évolution de la PC Engine), la PC Engine distribuée et modifiée par SODIPENG était dotée d’un boîtier appelé « AudioVideoPlus » lui permettant de fournir un signal RGB (Ce que permettait la version japonaise via l’ajout d’un accessoire dédié).

Plus d’infos sur la Core Grafx dès que j’arrive à m’en procurer une. Car je suis sur un coup les amis, le mois d’avril commence bien …

Commande #3 – TurboGrafx (shoot’em up !)

Je viens de commander un lot entièrement neuf sur moeroshop.net, composé d’une TurboGrafx PAL, de Blazing Lasers (version US de Gunhed), de Galaga 90 (version US de Galaga 88 !), de R-Type, et d’un TurboStick.

Pour l’historique, la TurboGrafx 16 (TG16) est la version destinée au marché nord-américain de la PC Engine (PCE). Elle est sortie il y a 20 ans, en août 1989. Elle fonctionne avec des HuCARD renommées « TurboChips ». Le brochage des TurboChips est inversé par rapport à celui des HuCARD, créant une incompatibilité matérielle entres les jeux de ces différents supports. Les jeux de la TG16 ont donc été localisés et certains d’entres eux sont exclusifs à ce support.

Alors que la PCE était importée et adaptée (NTSC vers PAL) pour la France et le Benelux par une société française, SODIPENG (« Société de Distribution de la PC Engine »), c’est la TG16 qui fut commercialisée sur le territoire britannique.

La société anglaise « Telegames » s’est donc chargée de l’importation et de l’adaptation (là encore NTSC vers PAL) de la TG16 pour le Royaume Uni. Désormais sobrement renommée « TurboGrafx » (plus de communication mensongère …), cette dernière conserve le hardware et la localisation de la TG16 mais sa compatibilité PAL (puce Sony CXA1145) s’opère au détriment de la fréquence d’affichage, désormais limitée à 50hz (et plus 60 Hz comme sur PCE ou TG16).

Les autres différences entre les versions US et UK de cette TurboGrafx, sont la connectique (AV pour UK et RF pour US), la couleur (Grise pour UK et noire pour US) et le logo (observez bien les photos).

Pour d’autres précisions je vous conseille vivement l’excellent ouvrage « La Bible PC Engine » co-réalisé par les équipes de Pix’N Love et Necstasy. Ce dernier vous apprendra entre autre, que la taille de la TG16 a été volontairement augmentée pour justifier son prix et son positionnement par rapport à la concurrence de l’époque, et que le « 16 » fièrement arboré par le logo de la TG16 n’était non pas une référence à la notion de « 16 bits » chère à SEGA et sa Genesis, mais une indication de l’âge des consommateurs visés (on y croit tous…).

Enfin, à ceux qui se demanderaient pourquoi commander une version UK de la PC-Engine, je répondrais :

« Parce qu’elle est neuve (malgré ses 19 ans …), qu’elle n’est pas chère, qu’elle est plutôt rare et … que R-Type en version US – une seule HuCARD TurboChip tourne dessus ! »

Voilà, on se retrouve pour une vidéo/test de la bête dès son arrivée.

Commande #2 – HuCARD Street Fighter II’

Une petite merveille commandée en début de semaine sur http://Akibadai.com m’attendait sagement dans la boite au lettre.

SF #1

La HuCARD de Street Fighter II est l’unique version disponible sur la PC-Engine du fameux jeu de Capcom. Sortie en 1993 ce jeu est ici dans sa déclinaison prime ou Champion Edition: Les boss sont jouables et la vitesse est réglable.

Pour rappel la PC-Engine est sortie en 1987 et à l’époque, elle concurrençait la NES ! Six années plus tard, la même console faisait tourner quasiment à l’identique le titre phare de la Super NES ! (et sans aucun ajout à son hardware).

Plus fort encore, cette HuCARD de 20 Mo (la plus grosse jamais produite) tournait sur la version portable de la Core Grafx ! En face il y avait la Game Boy et la Game Gear (no comment …).

Encore bravo aux ingénieurs de Nec et d’Hudson.

Bon je vous laisse, ma GT m’appelle.

Ah oui, le jeu a été commandé neuf pour 24,90 € (avis aux amateurs…).